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(et même de toute l’humanité, comme le pensaient
certains anthropologues du début du siècle).
La majorité des spécialistes modernes estiment
que les Australiens sont originaires du Vieux
Monde ou, plus exactement, d’Asie, et, plus précisément encore, des pays au sud de l’Himalaya.
Ce « centre asiatique méridional » a peut
être été précédé à son tour par un foyer plus
ancien qui se trouvait là où régnent aujourd’hui
les flots de l’océan Indien.
En 1931 l’ethnographe soviétique connu
A. Zolotariev a tenté de résoudre l’énigme de
l’Australie en se référant aux données de l’océanographie et de la géologie. Il expliquait la
ressemblance des habitants du sud de l’Inde
avec ceux d’Australie par le fait qu’à une certaine époque l’Hindoustan et le cinquième continent auraient été très proches l’un de l’autre,
puis, par suite de la dérive des continents, se
seraient éloignés et finalement les Australiens et
les Dravidiens auraient été séparés par toute la
largeur de l’océan Indien. A. Zolotariev se
basait sur les théories de Wegener, très populaires à l’époque. Il n’est pas exclu que ce soit une
hypothèse opposée, non moins océanographique
et ethnographique, qui soit juste. Jusqu’à la
fin de la dernière glaciation une terre ferme
reliaitl’Inde à l’Australie, ce qui facilitait les contacts entre les hommes primitifs. Ces contacts
expliquent les similitudes relevées entre les
langues dravidiennes et australiennes ainsi que
les autres cas d’analogies fournies par l’anthropologie, l’ethnographie et l’archéologie. Il est
possible que les problèmes auxquels se heurtent
ces sciences pourront être résolus, au moins en
partie, par l’océanographie et la géologie sousmarine qui étudient de nos jours l’océan Indien.
(et même de toute l’humanité, comme le pensaient
certains anthropologues du début du siècle).
La majorité des spécialistes modernes estiment
que les Australiens sont originaires du Vieux
Monde ou, plus exactement, d’Asie, et, plus précisément encore, des pays au sud de l’Himalaya.
Ce « centre asiatique méridional » a peut
être été précédé à son tour par un foyer plus
ancien qui se trouvait là où régnent aujourd’hui
les flots de l’océan Indien.
En 1931 l’ethnographe soviétique connu
A. Zolotariev a tenté de résoudre l’énigme de
l’Australie en se référant aux données de l’océanographie et de la géologie. Il expliquait la
ressemblance des habitants du sud de l’Inde
avec ceux d’Australie par le fait qu’à une certaine époque l’Hindoustan et le cinquième continent auraient été très proches l’un de l’autre,
puis, par suite de la dérive des continents, se
seraient éloignés et finalement les Australiens et
les Dravidiens auraient été séparés par toute la
largeur de l’océan Indien. A. Zolotariev se
basait sur les théories de Wegener, très populaires à l’époque. Il n’est pas exclu que ce soit une
hypothèse opposée, non moins océanographique
et ethnographique, qui soit juste. Jusqu’à la
fin de la dernière glaciation une terre ferme
reliaitl’Inde à l’Australie, ce qui facilitait les contacts entre les hommes primitifs. Ces contacts
expliquent les similitudes relevées entre les
langues dravidiennes et australiennes ainsi que
les autres cas d’analogies fournies par l’anthropologie, l’ethnographie et l’archéologie. Il est
possible que les problèmes auxquels se heurtent
ces sciences pourront être résolus, au moins en
partie, par l’océanographie et la géologie sousmarine qui étudient de nos jours l’océan Indien.
