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insuffisantes pour affirmer ou réfuter la parenté
des Australiens et des Dravidiens. Mais qu’en
pensent les archéologues?" Les fouilles de ces
dernières années, aussi bien en Australie qu’en
Inde, au Pakistan ou à Ceylan, ont permis aux
savants d’étudier une multitude de différentes
cultures de l’âge de pierre. La ressemblance des
outils de pierre de l’Australie et de l’Hindoustan
est indéniable.
Cela doit-il être considéré comme une preuve
de parenté ou comme le résultat d’une coïncidence
fortuite? L’archéologie peut être aidée par
l’ethnographie. Chaque écolier a déjà entendu
parler du boomerang, un des attributs spécifiques
de la culture australienne. Seuls les éthnographes
savent que le boomerang a été découvert vers la
fin du siècle dernier par les tribus du sud de l’Inde,
parlant des langues du groupe dravidien. Quelle
était donc la patrie commune aux Dravidiens et
aux Australiens?
Bien que les données de chaque science restent
insuffisantes pour parler avec certitude d’une
parenté entre ces peuples, nous pouvons constater
que les éléments fournis par l’ethnographie, l’archéologie, la linguistique et l’anthropologie,
c’est-à-dire pratiquement par toutes les sciences
humaines, convergent vers cette hypothèse.
L’ensemble des renseignements isolés obtenus
par les différentes disciplines indique d’une façon
assez convaincante l’éventualité d’une ancienne
parenté entre des peuples actuellement séparés
par les eaux de l’océan Indien. C’est pourquoi
la question d’un berceau commun aux habitants
du sud de l’Inde, de Ceylan et de l’Australie est
parfaitement logique.
De nos'7jours, rares sont les savants considérant l’Australie comme la patrie des Dravidiens
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