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rique, être considérés comme des hommes préadamites, créés par Dieu, les Australiens, en
Australie et les Indiens, dans le Nouveau Monde,
et vivant sur ces terres de tout temps. Une telle
explication ne satisfaisait évidemment pas les
savants. « La doctrine du préadamisme fut créée
dans le but de réfuter l’idée de la fraternité de
toutes les races et de justifier les atrocités commises par les colonisateurs », remarque à ce
sujet le savant soviétique V. Kabo.
La ressemblance entre les Dravidiens et les
Australiens provoque jusqu’à présent des discussions animées parmi les anthropologues et
les ethnographes. Les uns considèrent qu’il
s’agit d’une coïncidence, les autres voient dans
les Australiens des Prédravidiens, les troisièmes
pensent, au contraire, que l’Hindoustan est le
lieu d’origine des Australiens. La même ressemblance existe entre les langues dravidiennes
et australiennes. En 1847 le savant anglais
James Prichard publia un ouvrage dans lequel
il démontra la parenté des langues australiennes
avec la langue des Tamiles du sud de l’Inde.
Il y a près de cent ans son compatriote W. Bleek
démontra que les structures des langues dravidiennes et australiennes sont analogues. Au
cours du siècle dernier, un nombre de travaux
consacrés à ce thème ont été publiés. Ainsi en
1963 parut à Lund une monographie de N. Holmer: L'histoire et la structure des langues australiennes où sont exposées une série d’analogies
grammaticales et phonétiques entre les langues
dravidiennes et australiennes. Cependant ces
données sont insuffisantes pour parler de parenté,
car les analogies peuvent être fortuites, purement superficielles. Les données fournies par la
linguistique et l’anthropologie sont donc encore
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