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Cambodge, de la Thaïlande, de Ceylan et du
Sud-Vietnam. Le « grand char » ou Mahâyâna
s’est d’abord introduit en Asie centrale (des
archéologues soviétiques y ont découvert des
ruines de temples bouddhiques), puis en Chine,
au Japon, en Corée, au Népal, au Tibet, en
Mongolie, en Bouriatie et chez les Kalmouks.
Dès le premier millénaire de notre ère, du
« grand char » s’est détaché le « char des Tantra » ou vadjrayâna, dont les prédicateurs ou
siddhis montraient une voie plus rapide, permettant d’atteindre instantanément le nirvana.
Les Tantra bouddhiques sont nés en Inde.
Cependant, après la conquête d’une grande partie de l’Hindoustan par les musulmans, les
trois « chars de bouddha » quittèrent leur patrie,
et les monuments du bouddhisme en Inde font
actuellement l’objet de fouilles archéologiques.
Pourtant, jusqu’à présent les explorateurs ont
la chance de pouvoir étudier les traditions et
l’enseignement des Tantra dans les réserves
naturelles que sont les petites principautés de
Sikkim et de Bhoutan situées dans l’Himalaya.
Dès le VIIIe siècle le sage indien Padma-Sambhava introduisit l’enseignement du Tantra
dans cette région. Jusqu’au milieu de notre
siècle le monde ignorait les magnifiques œuvres
d’art, sculptures et ouvrages de la pensée philosophique liés aux Tantra que recelaient des lieux
éloignés et difficilement accessibles. Tout récemment l’UNESCO publia un ouvrage du critique
d’art indien M. Singh, VArt de ïHimalaya.
Avec l’aide des gouvernements de l’Inde et du
Népal et la coopération du dalaï-lama, chef
des bouddhistes professant le Mahâyâna, et
grâce aux autorités locales de Sikkim et de
Bhoutan, Singh est parvenu à visiter les monas­
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