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un sérieux dommage à l’ensemble des textes.
Aussi paradoxaPque cela paraisse, c’est au-delà
des frontières de l’Inde, dans F Himalaya, au
Tibet et en Asie centrale qu’il nous faut chercher la solution à l’énigme des Tantra indiens,
qui est peut-être aussi celle des Protoindiens.
Car, c’est dans ces régions que se sont conservées
sous une forme bouddhique un grand nombre
d’œuvres des Tantra indiens traduites en tibétain. En effet, si nous ne possédons que quelques
dizaines de textes des Tantra écrits en sanscrit,
le « Kangyur, livre de règles bouddhiques, écrit
en sanscrit et qui ne nous est parvenu que dans
des traductions en tibétain, contient près de
mille textes des Tantra, dont la paternité est
attribuée à Bouddha. Le Tangyur, livre de commentaires de l’enseignement bouddhique, contient plus de 3 000 textes de Tantra ; la majorité
des auteurs du Tangyur étaient des adeptes
indiens des Tantra.
Les bouddhistes et les savants athées de divers
pays du monde n’ont pu jusqu’à présent1 se
mettre d’accord sur l’origine de l’enseignement de Bouddha Çakya-Mouni : s’agit-il d’un
enseignement purement religieux ou d’un code
éthique et moral ; Bouddha lui-même est-il
un personnage historique (comme Mahomet,
prophète de la foi islamique) ou relève-t-il de
la mythologie ainsi que l’Osiris des anciens
Egyptiens? Quelques siècles après la mort de
Bouddha sa religion s’est scindée en trois enseignements, trois « chars », trois voies, permettant
à l’homme de se débarrasser des souffrances et
d’accéder au bien-être suprême ou nirvana. Le
« petit char » ou Hinayâna est répandu dans les
pays d’Asie du Sud-Est et est professé par des
millions d’hommes de Birmanie, du Laos, du
un sérieux dommage à l’ensemble des textes.
Aussi paradoxaPque cela paraisse, c’est au-delà
des frontières de l’Inde, dans F Himalaya, au
Tibet et en Asie centrale qu’il nous faut chercher la solution à l’énigme des Tantra indiens,
qui est peut-être aussi celle des Protoindiens.
Car, c’est dans ces régions que se sont conservées
sous une forme bouddhique un grand nombre
d’œuvres des Tantra indiens traduites en tibétain. En effet, si nous ne possédons que quelques
dizaines de textes des Tantra écrits en sanscrit,
le « Kangyur, livre de règles bouddhiques, écrit
en sanscrit et qui ne nous est parvenu que dans
des traductions en tibétain, contient près de
mille textes des Tantra, dont la paternité est
attribuée à Bouddha. Le Tangyur, livre de commentaires de l’enseignement bouddhique, contient plus de 3 000 textes de Tantra ; la majorité
des auteurs du Tangyur étaient des adeptes
indiens des Tantra.
Les bouddhistes et les savants athées de divers
pays du monde n’ont pu jusqu’à présent1 se
mettre d’accord sur l’origine de l’enseignement de Bouddha Çakya-Mouni : s’agit-il d’un
enseignement purement religieux ou d’un code
éthique et moral ; Bouddha lui-même est-il
un personnage historique (comme Mahomet,
prophète de la foi islamique) ou relève-t-il de
la mythologie ainsi que l’Osiris des anciens
Egyptiens? Quelques siècles après la mort de
Bouddha sa religion s’est scindée en trois enseignements, trois « chars », trois voies, permettant
à l’homme de se débarrasser des souffrances et
d’accéder au bien-être suprême ou nirvana. Le
« petit char » ou Hinayâna est répandu dans les
pays d’Asie du Sud-Est et est professé par des
millions d’hommes de Birmanie, du Laos, du
