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amulette semble confirmer cette éventualité.
Pourtant il serait faux d’en déduire que la divinité des hommes de la culture d’Harappa (c’està-dire des Protoindiens — A. K.) portait le
nom de Çiva qui, bien que le plus fréquent aujourd’hui, n’est que l’un des 1 008 noms dont la
plupart expriment ses diverses fonctions données
à ce dieu. »
L’hindouisme attribue une quantité non moindre de noms à la femme de Çiva qui est l’incarnation féminine de ce dieu omniprésent. Elle
est vénérée dans les endroits de l’Inde les plus
divers et sous les aspects les plus variés depuis
la belle et bienveillante Ouma jusqu’à la féroce
destructrice Kâli, ornée d’une guirlande et
d’une couronne de crânes humains. Le culte de
cette « Mahadeva » (grande déesse) remonte à la
plus haute antiquité, aux temps du matriarcat.
Cette religion était répandue chez les Protoindiens, ce dont témoignent les sculptures sur les
sceaux de Mohenjo-Daro et d’autres villes. Les
époux proto-Çiva et la grande déesse étaient
apparemment les divinités suprêmes de la religion protoindienne. Cela est confirmé par l’analyse des inscriptions hiéroglyphiques laissées
par les Protoindiens.
L’explorateur indien Radj Mohan Nath publia
en 1965 une brochure, dans laquelle il analysa
les hiéroglyphes et diverses sources historiques
pour en conclure que la combinaison du signe
« trident » (trident à cinq dents) et du signe
« poisson » correspondrait au titre de Mahamatsya ou « grand poisson » octroyé au dieu
principal Çiva. Des chercheurs soviétiques parvinrent la même année à la même conclusion
indépendamment de l’opinion du savant indien.
Les Soviétiques avaient utilisé des méthodes
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