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velies sous une couche de sable et de limon de plusieurs mètres d’épaisseur. Au total Mohenjo-Daro
fut inondée plus de cinq fois; ses habitants n’hésitaient pas à reconstruire la ville. Selon les savants, chaque assaut de la mer de boue durait
près de cent ans. Le récente découverte d’une digue en pierre de plus de 10 mètres de haut, d’une
largeur de 20 mètres, témoigne de la lutte que menaient les Protoindiens contre les fléaux de la
nature. Selon les archéologues pakistanais et les
spécialistes de l’université de Pennsylvanie, ce
sont ces fléaux qui provoquèrent la chute de la
civilisation protoindienne. Epuisés par leur lutte
contre les calamités naturelles, les Protoindiens
ne purent résister aux attaques des nomades,
leur culture déclina et finit par périr.
Nous avons déjà vu que les archéologues indiens ont découvert sur la presqu’île de Kathiawar, à proximité de Bombay, les ruines de Lothala, le plus ancien port du monde. L’architecture de la ville rappelle étonnamment celle de
Mohenjo-Daro, bien que les dimensions de Lothala soient bien moindres (on l’a d’ailleurs surnommée un « Mohenjo-Daro en miniature »). Il est
possible que les explorateurs du fond de l’océan
Indien découvrent un « grand Mohenjo-Daro »,
ancienne capitale de la civilisation protoindienne
construite jadis au bord de la mer selon le modèle
de Mohenjo-Daro, c’est-à-dire d’une façon planifiée, avec de larges rues et un système d’égouts,
mais de plus grande dimension.
Les origines de la civilisation protoindienne,
ainsi que nous l’avons déjà indiqué, n’ont pas
encore été élucidées. Nous ne savons ni quand,
ni où elle est née, ni quelle culture plus ancienne
l’inspira. La mystérieuse civilisation de l’Hindoustan est matière à suppositions et à discussions
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