204
Faut-il accorder un crédit aux légendes qui évoquent un palais sous-marin dans « les profondeurs
des eaux d’émeraude » que se retransmettent de
générations en générations les Malgaches habitant la région de Diego-Suarez, port situé dans
le nord de l’île de Madagascar?
Comment expliquer la parenté entre les langues
dravidiennes et certaines langues d’Afrique orientale, que des linguistes ont relevée?
N’est-il pas possible que la patrie des Dravidiens se soit enfoncée dans les flots, ainsi que l’affirment les auteurs tamiles, et que la migration
des Protodravidiens se soit faite vers le nord en
direction de l’Inde et du golfe Persique, et vers
les côtes est de l’Afrique? De fait, les origines
d’un grand nombre de cultures de l’Afrique orientale avec leurs cités et leurs ports restent jusqu’à
présent un mystère pour les archéologues et les
historiens.
La disparition de Mohenjo-Daro
Toutes ces questions restent suspendues pour le
moment. Ce sont les explorations des archéologues sous-marins, déjà entreprises, qui résoudront
ces problèmes. Dans les eaux tièdes qui baignent
Ceylan, les hommes-grenouilles ont découvert
près de la ville de Trincomali des monuments appartenant à différentes civilisations. Peut-être
les archéologues y trouveront-ils la capitale de la
civilisation protoindienne. Actuellement la science recense près de cent villes et cités appartenant
à la plus ancienne culture de l’Hindoustan. Les
plus importants de ces centres à peu près égaux,
Mohenjo-Daro et Harappa, sont situés sur les
bords de l’Indus. Cela signifierait que la véritable capitale reste encore à trouver et qu’il faut
Précédent

- 221/336

Suivant