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Le conte nous fait part d’une croisière dans les
eaux de l’Ouadj-Our (ainsi que les anciens Egyptiens nommaient la mer Rouge, et l’océan Indien),
sur un navire de 120 coudées de long et 40 coudées
de large et dont l’équipage était composé des
meilleurs marins dej’Egypte. Livré à une tempête au large des côtes, le navire sombra, le seul
rescapé étant l’auteur du récit qu’une vague rejeta
sur le rivage d’une île où il resta trois jours sans
voir âme qui vive.
Quand le naufragé partit à la découverte de
son île, il y trouva des figuiers, des vignes, des
oignons, d’autres fruits et légumes, ainsi que divers poissons et oiseaux. Bientôt l’Egyptien fit
connaissance du maître de cette terre heureuse,
un énorme Serpent barbu, dont le corps était recouvert d’or et les sourcils incrustés de lazurite.
L’Egyptien lui raconta ses tribulations. Le Serpent se montra hospitalier et combla le naufragé
de trésors de son domaine. Il lui fit cadeau de girafes, de défenses d’éléphants, de canelle, de parfums, etc., puis le renvoya chez lui sur un navire,
lui confiant au moment de la séparation : « Quand
tu t’éloigneras de cet endroit, tu ne reverras plus
jamais cette île, car il n’y aura à sa place que les
flots.»
Malgré ses descriptions fabuleuses, le Conte
du Naufragé recèle sans doute un grain de vérité.
Il reste à déterminer, quelle est l’île de la mer
Rouge où de l’océan Indien qui peut être assimilée
aux domaines du Serpent à barbe. Suivant l’opinion de V. Golenichtchev, il s’agirait de l’île de
Socotora située dans l’océan Indien en face du
golfe d’Aden. D’autres spécialistes sont d’avis
qu’il s’agit de l’île Saint-Jean dans la mer Rouge,
car dans l’Antiquité on croyait que cette île était
habitée par dés serpents. Un autre lieu a été pro13-0202
Le conte nous fait part d’une croisière dans les
eaux de l’Ouadj-Our (ainsi que les anciens Egyptiens nommaient la mer Rouge, et l’océan Indien),
sur un navire de 120 coudées de long et 40 coudées
de large et dont l’équipage était composé des
meilleurs marins dej’Egypte. Livré à une tempête au large des côtes, le navire sombra, le seul
rescapé étant l’auteur du récit qu’une vague rejeta
sur le rivage d’une île où il resta trois jours sans
voir âme qui vive.
Quand le naufragé partit à la découverte de
son île, il y trouva des figuiers, des vignes, des
oignons, d’autres fruits et légumes, ainsi que divers poissons et oiseaux. Bientôt l’Egyptien fit
connaissance du maître de cette terre heureuse,
un énorme Serpent barbu, dont le corps était recouvert d’or et les sourcils incrustés de lazurite.
L’Egyptien lui raconta ses tribulations. Le Serpent se montra hospitalier et combla le naufragé
de trésors de son domaine. Il lui fit cadeau de girafes, de défenses d’éléphants, de canelle, de parfums, etc., puis le renvoya chez lui sur un navire,
lui confiant au moment de la séparation : « Quand
tu t’éloigneras de cet endroit, tu ne reverras plus
jamais cette île, car il n’y aura à sa place que les
flots.»
Malgré ses descriptions fabuleuses, le Conte
du Naufragé recèle sans doute un grain de vérité.
Il reste à déterminer, quelle est l’île de la mer
Rouge où de l’océan Indien qui peut être assimilée
aux domaines du Serpent à barbe. Suivant l’opinion de V. Golenichtchev, il s’agirait de l’île de
Socotora située dans l’océan Indien en face du
golfe d’Aden. D’autres spécialistes sont d’avis
qu’il s’agit de l’île Saint-Jean dans la mer Rouge,
car dans l’Antiquité on croyait que cette île était
habitée par dés serpents. Un autre lieu a été pro13-0202
