192
Les îles de la mer Erythrée
Il y a 5 000 ans, de hardis navigateurs-protoindiens parcouraient déjà les eaux de l’océan Indien. Les débuts de la marine arabe remontent
probablement à une date non moins ancienne.
Les eaux de la mer Rouge et de l’océan Indien
virent aussi les expéditions des navires des anciens
Egyptiens. Plus tard, ce furent les Grecs dont les
navires de commerce sillonnaient les flots de la
mer Erythrée, ainsi que les Anciens appelaient
l’océan Indien. Tous les documents laissés par ces
navigateurs, qu’ils soient Arabes, Egyptiens,
Grecs ou Romains, mentionnent des terres et des
îles d’une richesse fabuleuse qui se trouvent dans
la mer Erythrée.
Sous le nom administratif de « Papyrus N° 1 115
de la collection du Musée national de l’Ermitage »,
la science enregistre un des documents les plus
précieux et les plus connus de la littérature de
l’Egypte Ancienne, qui relate le récit d’un naufragé. Le mérite de cette découverte revient à
l’égyptologue russe V. Golenichtchev, qui effectua en 1881 une première traduction du conte,
l’accompagnant d’une analyse littéraire. Dans
cette analyse, l’auteur comparait le conte égyptien avec V Odyssée d’Homère, le cycle de contes
arabes traitant des voyages de Simbad-le-Marin
ainsi qu’avec une série de sujets tirés de la Bible.
Depuis, le Conte du Naufragé a été traduit en de
nombreuses langues du monde entier et soumis à
de multiples analyses linguistiques, historiques
et littéraires détaillées, devenant un classique de
presque tous les cours de l’histoire de l’Egypte
Ancienne. Pourtant ce document a conservé jusqu’à nos jours des éléments qui sont peu clairs ou
discutables.
Précédent

- 209/336

Suivant