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nale (les « livres de brique cuite » trouvés sur le
territoire de l’Union Soviétique seraient une des
plus grandes découvertes archéologiques de notre
siècle) ou s’ils s’en sont tenus aux premiers stades
de la formation d’une écriture sans aller plus loin.
Au milieu du deuxième millénaire avant notre
ère les villes de Turkménie méridionale sont en
décadence et abandonnées bientôt par leurs habitants. La civilisation du sud de la Turkménie
ancienne périt presque en même temps que la civilisation protoindienne, sans qu’il nous soit possible jusqu’à présent d’en déterminer les causes.
Au cours des fouilles effectuées dans l’ancienne
ville turkmène d’Altyne-Dépé en 1960, les archéologues d’Achkhabad ont trouvé un trésor dans le
mur d’une maison. Entre autres objets précieux,
trois longs bâtonnets d’ivoire, portant des cercles
gravés sur leurs faces latérales, attirèrent particulièrement l’attention des chercheurs. Des bâtonnets identiques avaient été découverts durant les
fouilles effectuées dans les villes protoindiennes.
Des textes indiens plus récents nous enseignent
que des bâtonnets de ce genre étaient utilisés
pour prédire l’avenir (la prédiction dépendant
des combinaisons de cercles obtenues en jetant
les bâtonnets au hasard). Que faut-il en déduire?
Faut-il y voir une preuve de liens commerciaux
avec l’Inde ou que les créateurs de la civilisation
turkmène et les Protoindiens avaient des croyances communes et étaient peut-être apparentés,
et provenaient d’une même nation-mère?
Cette dernière supposition est soutenue par le
fait que l’étude des crânes et des squelettes des
anciens habitants de la Turkménie semble indiquer que du point de vue anthropologique ils se
rapprochent en premier lieu de ceux des Protoindiens (ceux-ci, à leur tour, sont très proches de
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