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mériennes, protoindiennes et surtout protoélamites. Il est difficile d’expliquer cela uniquement par des coïncidences fortuites. Il semble
bien qu’il s’agisse ici de traits communs, de racines communes.
Gela signifie-t-il que, parallèlement au protosumérien, au protoélamite et au protoindien, il
existait, il y a plus de 4000 ans, là où se trouve
actuellement le Turkménistan Soviétique, un
« prototurkmène » écrit? Il est encore prématuré
d’en parler comme d’un fait prouvé: jusqu’à
présent on n’a pas pu découvrir un seul texte entier qui soit écrit en hiéroglyphes des Sud-Turkmènes. Ce sont toujours des signes isolés ou des
groupes de signes-symboles. Sans aucun doute le
Turkménistan méridional a été le lieu d’un processus de formation d’écriture et qui a débuté
par une étape pictographique analogue à celle
que connurent les habitants de Mésopotamie,
d’Elam et de l’Inde. Si l’écriture de Turkménie
avait été empruntée telle quelle à la Mésopotamie
ou à l’Elam, nous devrions posséder des textes
complets et non pas les ébauches d’écriture que
nous livrent les statuettes.
Dans une des anciennes villes de Turkménie,
on a découvert une tablette de terre cuite avec
trois signes différents, l’un d’entre eux répété
quatre fois. D’après l’historien soviétique V. Masson, cela rappelle les exercices d’un élève, s’efforçant de mémoriser une « lettre ». Il est possible
que le processus de formation d’un système archaïque d’écriture locale ait été en voie d’accomplissement.
Nous ignorons jusqu’à quel point ce processus
s’est poursuivi. Ce sont les fouilles à venir qui
nous diront si les anciens habitants de la Turkménie sont parvenus à créer leur écriture origi
mériennes, protoindiennes et surtout protoélamites. Il est difficile d’expliquer cela uniquement par des coïncidences fortuites. Il semble
bien qu’il s’agisse ici de traits communs, de racines communes.
Gela signifie-t-il que, parallèlement au protosumérien, au protoélamite et au protoindien, il
existait, il y a plus de 4000 ans, là où se trouve
actuellement le Turkménistan Soviétique, un
« prototurkmène » écrit? Il est encore prématuré
d’en parler comme d’un fait prouvé: jusqu’à
présent on n’a pas pu découvrir un seul texte entier qui soit écrit en hiéroglyphes des Sud-Turkmènes. Ce sont toujours des signes isolés ou des
groupes de signes-symboles. Sans aucun doute le
Turkménistan méridional a été le lieu d’un processus de formation d’écriture et qui a débuté
par une étape pictographique analogue à celle
que connurent les habitants de Mésopotamie,
d’Elam et de l’Inde. Si l’écriture de Turkménie
avait été empruntée telle quelle à la Mésopotamie
ou à l’Elam, nous devrions posséder des textes
complets et non pas les ébauches d’écriture que
nous livrent les statuettes.
Dans une des anciennes villes de Turkménie,
on a découvert une tablette de terre cuite avec
trois signes différents, l’un d’entre eux répété
quatre fois. D’après l’historien soviétique V. Masson, cela rappelle les exercices d’un élève, s’efforçant de mémoriser une « lettre ». Il est possible
que le processus de formation d’un système archaïque d’écriture locale ait été en voie d’accomplissement.
Nous ignorons jusqu’à quel point ce processus
s’est poursuivi. Ce sont les fouilles à venir qui
nous diront si les anciens habitants de la Turkménie sont parvenus à créer leur écriture origi
