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Les documents littéraires les plus anciens de
l’Egypte sont des textes dessinés sur les murs intérieurs des pyramides des pharaons des Ve et VIe
dynasties. Ces textes sont vieux de près de 5 000
ans et sont, pour emprunter les mots du célèbre
égyptologue russe B. Touraïev, « probablement
les œuvres de littérature religieuse les plus anciennes de l’humanité » et un « des documents les
plus importants de l’Histoire ». Les textes des
pyramides sont écrits dans une langue très ancienne, quoique l’on ne puisse considérer l’écriture employée comme archaïque puisqu’elle correspond aux canons de la période classique, c’està-dire à un système d’écriture dont les Egyptiens
antiques ont fait usage durant toute leur Histoire.
Nous ne trouvons aucune trace de recherches, d’essais, d’évolution dans l’écriture des textes des
pyramides, bien que la langue et le contenu de
ces textes remontent à une époque très reculée.
C’est une écriture magnifiquement adaptée à
la langue qu’elle est destinée à transcrire et qui,
de plus, se distingue par une telle perfection
qu’elle permet d’exprimer des notions philosophiques et religieuses d’une grande complexité.
Or, en Mésopotamie, au contraire de l’Egypte,
les textes les plus anciens sont des relevés
économiques primitifs et ce n’est que beaucoup
plus tard, à la suite de longs et pénibles tâtonnements, que l’écriture sumérienne est à même de
reproduire des œuvres religieuses et philosophiques.
L’Histoire connaît de nombreux exemples
d’Etats déjà formés qui empruntent le système
d’écriture d’une autre civilisation, d’un autre
peuple (naturellement en le modifiant, en le
« corrigeant » pour mieux l’adapter aux nécessités de leur propre langage). Ainsi, de nombreux
Les documents littéraires les plus anciens de
l’Egypte sont des textes dessinés sur les murs intérieurs des pyramides des pharaons des Ve et VIe
dynasties. Ces textes sont vieux de près de 5 000
ans et sont, pour emprunter les mots du célèbre
égyptologue russe B. Touraïev, « probablement
les œuvres de littérature religieuse les plus anciennes de l’humanité » et un « des documents les
plus importants de l’Histoire ». Les textes des
pyramides sont écrits dans une langue très ancienne, quoique l’on ne puisse considérer l’écriture employée comme archaïque puisqu’elle correspond aux canons de la période classique, c’està-dire à un système d’écriture dont les Egyptiens
antiques ont fait usage durant toute leur Histoire.
Nous ne trouvons aucune trace de recherches, d’essais, d’évolution dans l’écriture des textes des
pyramides, bien que la langue et le contenu de
ces textes remontent à une époque très reculée.
C’est une écriture magnifiquement adaptée à
la langue qu’elle est destinée à transcrire et qui,
de plus, se distingue par une telle perfection
qu’elle permet d’exprimer des notions philosophiques et religieuses d’une grande complexité.
Or, en Mésopotamie, au contraire de l’Egypte,
les textes les plus anciens sont des relevés
économiques primitifs et ce n’est que beaucoup
plus tard, à la suite de longs et pénibles tâtonnements, que l’écriture sumérienne est à même de
reproduire des œuvres religieuses et philosophiques.
L’Histoire connaît de nombreux exemples
d’Etats déjà formés qui empruntent le système
d’écriture d’une autre civilisation, d’un autre
peuple (naturellement en le modifiant, en le
« corrigeant » pour mieux l’adapter aux nécessités de leur propre langage). Ainsi, de nombreux
