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Les découvertes effectuées dans le Sahara montrent clairement, que dans les VIIIe, VIIe, VIe
et Ve millénaires avant notre ère, l’Egypte
n’était pas un « foyer», mais seulement une des
régions de la culture de l’âge de pierre dont l’aire
d’expansion couvrait de vastes territoires de
l’Afrique du Nord. La confrontation des peintures rupestres de la vallée du Nil, antérieures au
IVe millénaire avant notre ère, avec celles de Tassili, du Fezzan et d’autres régions du Sahara, est
loin d’être en faveur de l’Egypte. A cette époque
son art peut être qualifié d’« arriéré », tant en ce
qui concerne la technique de l’exécution que les
qualités esthétiques. Mais voilà que les terres
fertiles du Sahara se transforment en désert, le
« foyer » de cette culture dépérit et, dans une
contrée lointaine, sur les bords du Nil, se produit
un bond de l’âge de pierre à celui du fer, d’une
culture primitive à une civilisation dotée d’une
écriture, d’un Etat, d’une administration de prêtres et de fonctionnaires, avec un système d’irrigation, des villes, etc.
Comment les habitants de la vallée du Nil
ont-ils pu effectuer un tel « bond » dans P Histoire? Qui furent les fondateurs de cette civilisation? A-t-elle été élaborée par les autochtones,
ou bien fut-elle apportée du dehors? Une énorme
quantité de renseignements, recueillis par des
spécialistes des sciences les plus diverses, depuis
l’archéologie jusqu’à la botanique, démontrent
l’origine locale, autochtone, de la civilisation
égyptienne qui s’est développée à partir de notions
acquises à l’âge de pierre dans le pays. Pourtant
l’évolution de la civilisation égyptienne est pleine
de « lacunes ». Il n’est pas toujours possible
de tracer sans solution de continuité une ligne de
développement qui unirait l’époque néolithique
Les découvertes effectuées dans le Sahara montrent clairement, que dans les VIIIe, VIIe, VIe
et Ve millénaires avant notre ère, l’Egypte
n’était pas un « foyer», mais seulement une des
régions de la culture de l’âge de pierre dont l’aire
d’expansion couvrait de vastes territoires de
l’Afrique du Nord. La confrontation des peintures rupestres de la vallée du Nil, antérieures au
IVe millénaire avant notre ère, avec celles de Tassili, du Fezzan et d’autres régions du Sahara, est
loin d’être en faveur de l’Egypte. A cette époque
son art peut être qualifié d’« arriéré », tant en ce
qui concerne la technique de l’exécution que les
qualités esthétiques. Mais voilà que les terres
fertiles du Sahara se transforment en désert, le
« foyer » de cette culture dépérit et, dans une
contrée lointaine, sur les bords du Nil, se produit
un bond de l’âge de pierre à celui du fer, d’une
culture primitive à une civilisation dotée d’une
écriture, d’un Etat, d’une administration de prêtres et de fonctionnaires, avec un système d’irrigation, des villes, etc.
Comment les habitants de la vallée du Nil
ont-ils pu effectuer un tel « bond » dans P Histoire? Qui furent les fondateurs de cette civilisation? A-t-elle été élaborée par les autochtones,
ou bien fut-elle apportée du dehors? Une énorme
quantité de renseignements, recueillis par des
spécialistes des sciences les plus diverses, depuis
l’archéologie jusqu’à la botanique, démontrent
l’origine locale, autochtone, de la civilisation
égyptienne qui s’est développée à partir de notions
acquises à l’âge de pierre dans le pays. Pourtant
l’évolution de la civilisation égyptienne est pleine
de « lacunes ». Il n’est pas toujours possible
de tracer sans solution de continuité une ligne de
développement qui unirait l’époque néolithique
