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chiffrés les hiéroglyphes des textes écrits par les
créateurs de la civilisation protoindienne. (En
effet, pour Kramer le mot Dilmun ne serait pas
sumérien mais oubaïdien, et si les Protoindiens
appelaient leur patrie le Dilmun, il est très probable que ce nom serait inscrit sur des sceaux et
des amulettes.) Ainsi, nous voyons qu’ici également, le chercheur est obligé, pour résoudre le
problème épineux que pose la provenance des
anciennes civilisations de Mésopotamie et d’Inde,
de faire appel à l’océanographie, si éloignée soitelle de l’archéologie, de l’anthropologie, de la
linguistique et du déchiffrement des anciens
textes dont il est habituellement tributaire.
Egypte : les énigmes d’avant le Sphinx
L’océanographie contribuera peut-être à résoudre le mystère de l’origine de la civilisation
égyptienne, une des plus vieilles du monde. Depuis l’Antiquité le Sphinx est devenu le symbole
de l’Egypte. Un demi-siècle s’est écoulé depuis
que les hommes ont percé le secret des hiéroglyphes du «pays des pyramides». On est parvenu à
élucider un grand nombre des mystères de l’Egypte y compris l’énigme du Sphinx, être mythique
à l’effigie d’un des pharaons de l’Ancien Empire.
Et malgré tout, on n’a pu encore déterminer les
origines de la civilisation égyptienne, la provenance de l’écriture hiéroglyphique et les causes
du grand « bond » en avant qui fit passer, il y a
près de 6 000 ans, les habitants de la vallée du
Nil d’une vie primitive à un haut stade de civilisation. Autrement dit, si l’énigme du Sphinx
a été résolue, celles de l’Egypte antérieure au
Sphinx et aux pyramides restent entières-
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