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Les navires du pays de Meloukkha
L’Inde fut habitée depuis l’époque paléolithique. Les Dravidiens, ainsi que les Mounda-Kolariens et les Aryas, c’est-à-dire les hommes parlant
les trois grands groupes de langues de l’Inde d’aujourd’hui, sont des populations d’immigrants.
Les premiers d’entre eux sont les Dravidiens,
venus peut-être du sud, ensuite, de l’est arrivèrent les Mounda-Kolariens et, en dernier, du
nord-ouest, 2 000 ou 3 000 ans plus tard, arrivèrent les tribus d’Aryas nomades parlant une
langue indo-européenne (ou plutôt des dialectes
indo-européens proches les uns des autres). Sans
aucun doute, les Aryas sont arrivés par voie de
terre, prenant avec eux leur principale richesse,
la source de leur fierté, leurs grands troupeaux de
bovins (qui font l’objet d’un grand nombre de
belles descriptions poétiques dans le Rigveda,
épopée composée à l’époque de l’arrivée des
Aryas en Hindoustan). C’est par voie de terre que
pénétrèrent en Hindoustan les tribus de langue
mounda-kolarienne, venues du sud-est de l’Asie
et ne possédant aucune connaissance de la navigation. Il n’en est pas de même en ce qui concerne
les Dravidiens.
La tribu des Todas, qu’un grand nombre de
savants considèrent comme les représentants les
plus purs des Protodravidiens, vit aujourd’hui
d’élevage. Pourtant ils possèdent une très ancienne chanson parlant de navires. Il est possible
qu’il s’agisse d’une réminiscence de la voie maritime que suivirent les Todas pour arriver aux
Indes. Dans les villes de Mésopotamie les savants
ont trouvé de nombreuses marchandises dravidiennes. Des objets de même provenance sont
énumérés dans la liste de cadeaux précieux of-
Les navires du pays de Meloukkha
L’Inde fut habitée depuis l’époque paléolithique. Les Dravidiens, ainsi que les Mounda-Kolariens et les Aryas, c’est-à-dire les hommes parlant
les trois grands groupes de langues de l’Inde d’aujourd’hui, sont des populations d’immigrants.
Les premiers d’entre eux sont les Dravidiens,
venus peut-être du sud, ensuite, de l’est arrivèrent les Mounda-Kolariens et, en dernier, du
nord-ouest, 2 000 ou 3 000 ans plus tard, arrivèrent les tribus d’Aryas nomades parlant une
langue indo-européenne (ou plutôt des dialectes
indo-européens proches les uns des autres). Sans
aucun doute, les Aryas sont arrivés par voie de
terre, prenant avec eux leur principale richesse,
la source de leur fierté, leurs grands troupeaux de
bovins (qui font l’objet d’un grand nombre de
belles descriptions poétiques dans le Rigveda,
épopée composée à l’époque de l’arrivée des
Aryas en Hindoustan). C’est par voie de terre que
pénétrèrent en Hindoustan les tribus de langue
mounda-kolarienne, venues du sud-est de l’Asie
et ne possédant aucune connaissance de la navigation. Il n’en est pas de même en ce qui concerne
les Dravidiens.
La tribu des Todas, qu’un grand nombre de
savants considèrent comme les représentants les
plus purs des Protodravidiens, vit aujourd’hui
d’élevage. Pourtant ils possèdent une très ancienne chanson parlant de navires. Il est possible
qu’il s’agisse d’une réminiscence de la voie maritime que suivirent les Todas pour arriver aux
Indes. Dans les villes de Mésopotamie les savants
ont trouvé de nombreuses marchandises dravidiennes. Des objets de même provenance sont
énumérés dans la liste de cadeaux précieux of-
