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ferts au roi Salomon de la Bible (par exemple, le
bois de santal qui ne pousse que sur la côte de
Malabar au sud de l’Inde). D’abord on pensa que
ces produits du sud de l’Inde parvenaient en
Mésopotamie par l’intermédiaire de marchands
sumériens, que ce sont les Mésopotamiens euxmêmes qui s’étaient rendus maîtres des eaux de
l’océan Indien et qui sillonnaient régulièrement
le golfe Persique, la mer d’Oman et l’océan Indien. Pourtant les dernières investigations ont
montré que ce sont les habitants de l’Inde dravidienne qui peuvent de plein droit être considérés comme les premiers navigateurs de l’océan
Indien.
Dès qu’on opéra des fouilles dans les villes protoindiennes à Mohenjo-Daro, on découvrit des
images représentant des navires avec leurs mâts.
Un des pionniers de la découverte de la plus ancienne civilisation indienne, l’archéologue anglais
Mackay, émit la supposition que les habitants
de la vallée de l’Indus utilisaient largement les
voies d’accès maritime vers la Sumérie.
Mackay laisse sans réponse la question de savoir
si ces expéditions furent accomplies par les Mésopotamiens, les Protoindiens ou les Arabes.
Les dernières fouilles archéologiques ont permis
de résoudre cette question. Les savants indiens
ont découvert le port le plus ancien du monde,
Lothal, près du grand port moderne de Bombay,
sur la presqu’île de Kathiawar. Dans la partie
est de la ville, les archéologues ont mis à jour un
chantier naval de forme rectangulaire aux parois
recouvertes de briques et mesurant 218 mètres
sur 37, ce qui est assez considérable. Un canal
spécialement aménagé à cet effet et d’une largeur
de 7 mètres le reliait à une rivière se jetant dans
la mer d’Oman. Mais le plus remarquable est que
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