174
Caucase sont parfaitement convaincants. Pourtant serait hasardeux d’en déduire que c’est de
là que les Protodravidiens sont venus en Inde.
Au contraire, les données de la linguistique montrent que les langues dravidiennes ne se sont pas
répandues du nord vers le sud, mais du sud vers
le nord. Rappelons ici les conclusions de l’indologue soviétique G. Zograf qui remarque, passant
en revue les langues de l’Inde, du Pakistan,
de Ceylan et du Népal, que la théorie, selon laquelle la migration des peuples dravidiens se déroula du sud vers le nord et non au contraire, réunit
de nos jours toujours plus de suffrages (par exemple, les tribus parlant le kouroukh, langue dravidienne, et qui vivent dans le nord-est de l’Inde
centrale, croient d’après des légendes que leurs
ancêtres vivaient jadis dans l’Inde méridionale,
etc.).
Nous aboutissons à une situation pour le moins
étrange: au sud de l’Hindoustan s’étendent les
eaux de l’océan Indien, dans lesquelles il est impensable qu’aient pu se former les Protodravidiens pour ensuite s’avancer vers le nord, en Inde,
en Mésopotamie et en Elam. Pourtant cette image perd de son étrangeté si nous nous souvenons
que c’est justement dans cette partie de l’océan,
celle qui sépare l’Hindoustan de l’Afrique,
que, de l’avis d’un grand nombre d’océanographes et de géologues, se trouvait la Lémurie,
engloutie par la suite sous les eaux de l’océan
Indien. Et les anciennes légendes des Dravidiens parlent, elles aussi, d’une ancienne patrie,
située au sud de l’Hindoustan, envahie par
les flots de l’océan il y a quelques milliers
d’années.
Caucase sont parfaitement convaincants. Pourtant serait hasardeux d’en déduire que c’est de
là que les Protodravidiens sont venus en Inde.
Au contraire, les données de la linguistique montrent que les langues dravidiennes ne se sont pas
répandues du nord vers le sud, mais du sud vers
le nord. Rappelons ici les conclusions de l’indologue soviétique G. Zograf qui remarque, passant
en revue les langues de l’Inde, du Pakistan,
de Ceylan et du Népal, que la théorie, selon laquelle la migration des peuples dravidiens se déroula du sud vers le nord et non au contraire, réunit
de nos jours toujours plus de suffrages (par exemple, les tribus parlant le kouroukh, langue dravidienne, et qui vivent dans le nord-est de l’Inde
centrale, croient d’après des légendes que leurs
ancêtres vivaient jadis dans l’Inde méridionale,
etc.).
Nous aboutissons à une situation pour le moins
étrange: au sud de l’Hindoustan s’étendent les
eaux de l’océan Indien, dans lesquelles il est impensable qu’aient pu se former les Protodravidiens pour ensuite s’avancer vers le nord, en Inde,
en Mésopotamie et en Elam. Pourtant cette image perd de son étrangeté si nous nous souvenons
que c’est justement dans cette partie de l’océan,
celle qui sépare l’Hindoustan de l’Afrique,
que, de l’avis d’un grand nombre d’océanographes et de géologues, se trouvait la Lémurie,
engloutie par la suite sous les eaux de l’océan
Indien. Et les anciennes légendes des Dravidiens parlent, elles aussi, d’une ancienne patrie,
située au sud de l’Hindoustan, envahie par
les flots de l’océan il y a quelques milliers
d’années.
