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vertes à Harappa, Mohenjo-Daro et autres anciennes villes de l’Hindoustan. Les plus anciens textes de Mésopotamie, ainsi que l’ont prouvé les
recherches du spécialiste soviétique Weimann,
sont rédigés en langue sumérienne (bien que les
premiers habitants de la vallée du Tigre et de
l’Euphrate aient été, comme vous vous en souvenez, des Oubaïdiens et non des Sumériens et
aient parlé une langue peut-être voisine des langues dravidiennes). La langue des textes protoélamites est très probablement la forme la plus ancienne de l’élamite, langue différente de la langue
des inscriptions protosumériennes. Les textes protoindiens sont écrits en langue dravidienne et non
en sumérien ou en élamite. Si bien que l’écriture
protosumérienne ne peut pas servir de clé pour le
déchiffrement des écritures de l’Hindoustan et de
l’Elam (d’autant plus que l’écriture protosumérienne elle-même est loin d’être totalement déchiffrée: les savants n’ont déterminé le sens que
de 250 signes sur les 800 signes qu’elle comprend).
Et pourtant la ressemblance entre les signes des
trois protoécritures renforce l’idée d’une source
commune (d’ailleurs par la suite également, l’écriture cunéiforme inventée par les sumériens servit à fixer l’akkadien, l’élamite, l’ourartéen, le
hittite et d’autres langues n’ayant rien de commun avec le sumérien!). Parmi les signes des écritures protosumérienne, protoélamite et protoindienne, on peut délimiter une sorte de fond commun formé de signes semblables.
Les linguistes et les spécialistes de la toponymie
qui étudient les noms géographiques, emploient le
terme de « substrat » pour désigner des langues ou
des noms géographiques anciens, ayant précédé
la langue ou les noms géographiques, objets de
leur étude. Ici également, lorsque nous étudions
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