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des signes appartenant à des écritures anciennes,
nous parlons d’un « substrat », système primaire
de pictogrammes ayant précédé la création des
écritures protosumérienne, protoélamite et protoindienne. Et étant donné que les textes protosumériens sont les plus anciens et que les premiers
habitants de la Mésopotamie, ceux qui précédèrent les Sumériens, ont été les Oubaïdiens, nous
pouvons désigner le système d’écriture le plus
ancien sous le terme d’« oubaïdien » (en vérité
il ne s’agissait pas encore d’un système d’écriture
proprement dit, mais d’une expression par dessins, d’une pictographie qui précéda les formes
les plus archaïques de l’écriture). Ce système existait en Mésopotamie avant l’arrivée des Sumériens, qui, après l’avoir adopté, le perfectionnèrent, créant une écriture protosumérienne (de la
même façon qu’ils adoptèrent et perfectionnèrent
d’autres conquêtes de la civilisation oubaïdienne,
tant dans le domaine matériel que dans le domaine intellectuel).
Il en était vraisemblablement de même en Hindoustan et dans l’Elam. La ressemblance entre les
écritures protoindienne, protosumérienne et protoélamite s’explique alors d’après leur origine
dravidienne. En effet, il est très probable que la
langue des Oubaïdiens y soit apparentée, de même
que l’élamite et la langue des créateurs de la civilisation protoindienne. Dans ce cas une languemère, le dravidien, aurait existé dans un passé
lointain, de la même qu’il existait une souche
commune aux langues dravidiennes. Les idéogrammes des Oubaïdiens, des Protoindiens et des Elamites seraient dérivés de cette langue-mère, tandis que les langues oubaïdienne, élamite et protoindienne proviendraient de l’ancienne languemère dravidienne.
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