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Naturellement une langue peut emprunter des
mots à une autre langue, par ailleurs il peut exister des similitudes fortuites de sons et de sens
entre langues différentes (par exemple, le chiffre 2 se prononce « tou » aussi bien en anglais
qu’en kabarde, bien qu’il n’y ait aucune parenté
entre ces langues). Pourtant, et c’est le plus important, il existe beaucoup de points communs
dans la structure grammaticale des langues élamite et dravidiennes, qui, évidemment, ne peut
pas faire l’objet d’emprunts mais traduit plutôt
une ancienne parenté ou une longue période de
contacts entre gens parlant ces deux langues.
La phonétique comme la morphologie de l’élamite précisent sa parenté avec les langues dravidiennes. Et leurs pronoms sont tellement proches
que, d’après I. Diakonov, il est possible de parler
de « concordance complète ».
Les éléments indiquant une parenté entre les
langues élamite et dravidiennes ont permis à
I. Diakonov d’émettre l’hypothèse que « des
tribus parlant des langues proches de celles des
Elamites et des Dravidiens ont occupé, au cours
du IVe et du IIIe millénaire avant notre ère
et peut-être plus tard, l’ensemble du territoire de
l’Iran ou tout au moins de sa partie méridionale.
A cela nous pouvons ajouter que des traces toponymiques dravidiennes semblent avoir été relevées (il est vrai que l’on n’a pu les dater) dans la
péninsule Arabique, et que des indices de métissage dravidien (du sud de l’Inde) ont été relevés
d’après les observations de certains spécialistes,
dans plusieurs provinces du sud de l’Iran ». Par
la suite les Dravidiens à peau noire et d’autres
peuples proches d’eux par la race et par la langue
durent quitter l’Iran ou s’assimiler aux peuples
arrivés plus tard. Au Ve siècle avant notre ère,
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