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Puis cette langue « X » fut comparée à d’autres
langues, car la découverte des textes hiéroglyphiques de l’Hindoustan engendra de nombreuses
hypothèses rattachant la langue protoindienne aux
langues les plus diverses du monde : langues de
l’Inde, de l’Asie Mineure, du Caucase, de l’Himalaya, sans oublier la langue des Kètes qui habitent le Haut-Iénisséï et celle des habitants de l’île
de Pâques, perdue dans l’océan Pacifique (de nombreux hiéroglyphes des inscriptions protoindiennes rappellent par leur forme les signes kocahou
rongo-rongo). L’une après l’autre, toutes les langues, susceptibles d’être parlées par les bâtisseurs
de la plus ancienne culture de l’Inde, le sanscrit,
le hittite, le hourrite, le rapanuï, furent passées
en revue. Enfin il ne restait qu’une seule possibilité: les langues dravidiennes. Leur structure s’apparentait le plus à celle de la langue « X » des
textes protoindiens. L’hypothèse soutenue par de
nombreux chercheurs, selon laquelle les fondateurs de la civilisation protoindienne étaient des
hommes parlant des langues ou une langue dravidienne, se trouvait dès lors confirmée. La vallée de l’Indus a en effet conservé jusqu’à maintenant au nord-ouest de l’Inde un « îlot » dravidien dans l’« océan » des langues indo-européennes où l’on parle le brahoui. Dans l’Antiquité,
cette région était probablement habitée uniquement par des peuples de langues dravidiennes.
Les Sumériens et les Oubaïdiens
D’après les toutes dernières recherches, il semble que la langue des plus anciens habitants connus des vallées du Tigre et de l’Euphrate, prédécesseurs des Sumériens, ait également pu apparte­
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