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nir au groupe des langues dravidiennes. Les linguistes en ont déduit l’existence en étudiant les
textes sumériens les plus anciens. De fait, il s’avère qu’un grand nombre de mots ne s’adaptent pas
aux règles de formation du sumérien, ces mots
devant par conséquent appartenir à une autre
langue. Ces mots désignent des objets de première
nécessité et les métiers principaux (par exemple,
les mots sumériens palme, datte, charrue, tisserand, maçon, pêcheur, forgeron, chaudronnier,
ferblantier, paysan, charpentier, berger et même
marchand sont visiblement des mots empruntés) ;
il est donc clair que c’est un peuple de langue
« X » qui a donné aux Sumériens les bases de leur
culture.
L’analyse des noms géographiques a confirmé
la présence de ce peuple en Mésopotamie bien
avant l’arrivée des Sumériens. Les noms Idiglatu
etBuranun que portent le Tigre et l’Euphrate dans
les inscriptions cunéiformes, ainsi que les noms
des anciennes villes d’Ur, Uruk, Nippur, Lagash,
Kich et Eridu ne sont pas des noms sumériens.
Il en va de même pour Enki (le maître de la terre),
dieu suprême des Sumériens, qu’ils empruntèrent au panthéon des habitants de la Mésopotamie
plus anciens et plus civilisés. Par la suite les prêtres sumériens changèrent ce nom à leur goût
et ce dieu fut appelé Ea.
Ainsi, les Sumériens ne sont pas des autochtones de la Mésopotamie; ils sont venus de l’extérieur. Mais d’où? En ce qui concerne leur origine,
on émit, il y a peu de temps, l’hypothèse qu’ils
venaient des parties occidentales de l’Indochine;
une autre hypothèse attribue aux Sumériens une
origine caucasienne ; enfin, la découverte en Roumanie d’une inscription ressemblant étrangement
aux inscriptions sumériennes les plus anciennes,
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