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Delhi, et même dans la vallée du Gange. Du point
de vue de l’âge, elle le cédait certainement aux
deux autres civilisations les plus anciennes de la
Terre, celles de l’Egypte et de la Mésopotamie;
par contre, son territoire surpassait de beaucoup
celui de l’Egypte à l’époque de l’ancien Empire
et celui de la Mésopotamie Antique.
Quel peuple fut à l’origine de la civilisation protoindienne? La réponse à cette question est en partie fournie par les inscriptions hiéroglyphiques
des sceaux et amulettes trouvés en grand nombre
dans les villes antiques de l’Hindoustan. Il est
vrai que cette écriture reste encore indéchiffrable.
Pourtant à l’aide d’ordinateurs électroniques, un
groupe de savants soviétiques a pu déterminer la
famille de langues à laquelle se rattache la langue
de ces inscriptions. Un premier essai parut en
1965 sous le titre Premières réflexions sur l'étude
des textes protoindiens. Parmi ceux qui collaborèrent à cet ouvrage nous citerons M. Probst, programmateur, G. Alexéiev, paléographe, B. Voltchok, spécialiste des civilisations indiennes,
I. Fédorova, philologue, Y. Knorozov, épigraphiste, et l’auteur de ces lignes. L’édition fut assurée par l’institut d’informations scientifiques
et techniques de l’U.R.S.S. et par l’institut d’ethnographie del’Académie des Sciences de l’U.R.S.S.
Procédant d’abord à une analyse statistique
des textes protoindiens par les ordinateurs, les
auteurs obtinrent la grammaire abstraite de la
langue « X », langue des textes protoindiens, permettant de déterminer la présence ou l’absence de
préfixes, de suffixes ou d’infixes dans cette langue
(les infixes sont insérés dans les mots ; certaines
langues du Caucase ont une telle structure), les
principales constructions grammaticales en usage
dans la langue protoindienne, etc.
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