148
pris, inlassables, leur tâche titanesque et bientôt
sont apparus dans l’océan Indien comme dans
l’océan Pacifique des atolls, des récifs et des îles
de coraux: les îles Maldives, les îles Laquedives,
l’île des Cocos, l’île Chagos.
Pourtant l’existence de ces îles n’explique pas
à elle seule les ressemblances existant entre la
faune et la flore de l’Hindoustan, de Ceylan, de
Madagascar et des îles « continentales », formées
de roches et non de coraux, de l’océan Indien, comme c’est le cas des îles Seychelles et des îles Comores. Voilà pourquoi dès le milieu du XIXe siècle
le zoologue anglais Sclater émit la supposition
que, des millions d’années après l’éclatement du
Gondwana, une vaste étendue de terre, la Lémurie, avait continué à exister dans le nord-ouest
de l’océan Indien. C’est elle qui servit de « pont »
à l’expansion des animaux et des végétaux. L’hypothèse de Sclater fut soutenue par d’autres savants : géologues, zoologues, botanistes, océanographes et paléontologues. Quant aux spécialistes d’une science qui venait de naître, la paléoanthropologie consacrée à l’étude des origines
de l’homme, ils attribuèrent à la Lémurie une
place importante dans le schéma général du développement de l’humanité. En effet, selon eux,
c’est en Lémurie que se produisit P« hominisation » des anthropoïdes et leur transformation en
homo sapiens.
A la recherche du berceau de l’humanité
« Il y a plusieurs centaines de milliers d’années, à une période encore impossible à déterminer
avec certitude de cette ère de l’histoire de la terre
que les géologues appellent l’ère tertiaire, probablement vers la fin, vivait quelque part dans la
pris, inlassables, leur tâche titanesque et bientôt
sont apparus dans l’océan Indien comme dans
l’océan Pacifique des atolls, des récifs et des îles
de coraux: les îles Maldives, les îles Laquedives,
l’île des Cocos, l’île Chagos.
Pourtant l’existence de ces îles n’explique pas
à elle seule les ressemblances existant entre la
faune et la flore de l’Hindoustan, de Ceylan, de
Madagascar et des îles « continentales », formées
de roches et non de coraux, de l’océan Indien, comme c’est le cas des îles Seychelles et des îles Comores. Voilà pourquoi dès le milieu du XIXe siècle
le zoologue anglais Sclater émit la supposition
que, des millions d’années après l’éclatement du
Gondwana, une vaste étendue de terre, la Lémurie, avait continué à exister dans le nord-ouest
de l’océan Indien. C’est elle qui servit de « pont »
à l’expansion des animaux et des végétaux. L’hypothèse de Sclater fut soutenue par d’autres savants : géologues, zoologues, botanistes, océanographes et paléontologues. Quant aux spécialistes d’une science qui venait de naître, la paléoanthropologie consacrée à l’étude des origines
de l’homme, ils attribuèrent à la Lémurie une
place importante dans le schéma général du développement de l’humanité. En effet, selon eux,
c’est en Lémurie que se produisit P« hominisation » des anthropoïdes et leur transformation en
homo sapiens.
A la recherche du berceau de l’humanité
« Il y a plusieurs centaines de milliers d’années, à une période encore impossible à déterminer
avec certitude de cette ère de l’histoire de la terre
que les géologues appellent l’ère tertiaire, probablement vers la fin, vivait quelque part dans la
