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navigation, ce en quoi ils se distinguent foncièrement des Mélanésiens, des Polynésiens et des
Micronésiens. Ils se déplacent sur les grands fleuves de la Nouvelle-Guinée dans d’étroites pirogues faites de troncs d’arbres creusés et ne se hasardent jamais à les utiliser en pleine mer où leur
emploi serait d’ailleurs impensable. Damm est
d’avis que les Papous sont des terriens typiques.
Comment ont-ils pu dans ces conditions parvenir
à s’établir sur des îles d’Océanie séparées les unes
des autres par des dizaines et des centaines de
kilomètres? Il n’est pas exclu qu’ils aient employé
un moyen analogue à celui des ancêtres des Australiens pour atteindre le cinquième continent.
L’apparition de l’homme en Australie précède
de loin la fin de la dernière période glaciaire.
L’itinéraire passait par la Nouvelle-Guinée,
pour se poursuivre vers le sud, vers l’Australie,
et aussi vers l’est, en direction des îles de la Mélanésie. Comme les mers qui baignent les îles de la
Mélanésie où plutôt qui baignaient la Mélanéside
ont été riches en îles et îlots disparus par la suite,
les hommes de langues papoues pouvaient parvenir beaucoup plus facilement sur les îles océaniennes que les Australonésiens à travers l’océan vers
l’est, quelques milliers d’années plus tard. Ce
furent leurs magnifiques pirogues à balancier,
les katamarans, qui leur permirent de s’élancer à
la conquête des espaces du Grand océan. Les hommes de langues papoues qui précédèrent les Australiens de nombreux siècles dans la migration
vers l’est, franchirent les espaces océaniques grâce à des isthmes, des îles et des îlots disparus depuis.
Il est très probable que le début du peuplement de l’Océanie remonte à des temps extrêmement reculés. Si l’homme vivait déjà en Ans-
navigation, ce en quoi ils se distinguent foncièrement des Mélanésiens, des Polynésiens et des
Micronésiens. Ils se déplacent sur les grands fleuves de la Nouvelle-Guinée dans d’étroites pirogues faites de troncs d’arbres creusés et ne se hasardent jamais à les utiliser en pleine mer où leur
emploi serait d’ailleurs impensable. Damm est
d’avis que les Papous sont des terriens typiques.
Comment ont-ils pu dans ces conditions parvenir
à s’établir sur des îles d’Océanie séparées les unes
des autres par des dizaines et des centaines de
kilomètres? Il n’est pas exclu qu’ils aient employé
un moyen analogue à celui des ancêtres des Australiens pour atteindre le cinquième continent.
L’apparition de l’homme en Australie précède
de loin la fin de la dernière période glaciaire.
L’itinéraire passait par la Nouvelle-Guinée,
pour se poursuivre vers le sud, vers l’Australie,
et aussi vers l’est, en direction des îles de la Mélanésie. Comme les mers qui baignent les îles de la
Mélanésie où plutôt qui baignaient la Mélanéside
ont été riches en îles et îlots disparus par la suite,
les hommes de langues papoues pouvaient parvenir beaucoup plus facilement sur les îles océaniennes que les Australonésiens à travers l’océan vers
l’est, quelques milliers d’années plus tard. Ce
furent leurs magnifiques pirogues à balancier,
les katamarans, qui leur permirent de s’élancer à
la conquête des espaces du Grand océan. Les hommes de langues papoues qui précédèrent les Australiens de nombreux siècles dans la migration
vers l’est, franchirent les espaces océaniques grâce à des isthmes, des îles et des îlots disparus depuis.
Il est très probable que le début du peuplement de l’Océanie remonte à des temps extrêmement reculés. Si l’homme vivait déjà en Ans-
