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tralie, il y a 20 000 ans, la Nouvelle-Guinée était
habitée depuis bien pins longtemps. L’ethnographe
soviétique N. Boutinov estime que les hommes
parlant des langues australonésiennes s’établirent
dans la région il y a 5 ou 6 000 ans, mais le premier peuplement de ces rivages est beaucoup plus
ancien. Les archéologues ont découvert dans les
îles Fidji des traces de présence de l’homme vieilles de 4 000 ans. Pourtant ces traces ne sont pas
les plus anciennes, car elles appartiennent à des
Australonésiens qui ne furent pas les premiers
hommes à peupler cette terre.
Nous avons évoqué les Négritos, tribus de Pygmées à peau brune, vivant dans la jungle de la
presqu’île de Malacca et sur les montagnes de
l’île de Lucon, qui fait partie de l’archipel des
Philippines. Des tribus de Pygmées ont été également découvertes en Nouvelle-Guinée. Ils ne
possèdent aucune notion de la navigation et n’ont
pu arriver sur l’île que par voie de terre. Il est
vrai que la Nouvelle-Guinée n’est séparée d’autres
îles que par des étendues marines très réduites.
Plus loin, dans les Nouvelles-Hébrides nous rencontrons pourtant également des hommes de
petite taille à peau brune visiblement arrivés
par la même voie que leurs congénères en Nouvelle-Guinée, par des îles et des isthmes aujourd’hui disparus.
Il est très possible que les Négritos aient également habité dans les îles Salomon dont les légendes mentionnent des hommes minuscules de
peau sombre. Des légendes similaires existent dans
les îles Fidji où les archéologues ont trouvé des
instruments primitifs n’ayant pu en aucun cas
appartenir à des Australonésiens.
Les données de la linguistique sont confirmées
par les autres sciences humaines : l’anthropologie,
tralie, il y a 20 000 ans, la Nouvelle-Guinée était
habitée depuis bien pins longtemps. L’ethnographe
soviétique N. Boutinov estime que les hommes
parlant des langues australonésiennes s’établirent
dans la région il y a 5 ou 6 000 ans, mais le premier peuplement de ces rivages est beaucoup plus
ancien. Les archéologues ont découvert dans les
îles Fidji des traces de présence de l’homme vieilles de 4 000 ans. Pourtant ces traces ne sont pas
les plus anciennes, car elles appartiennent à des
Australonésiens qui ne furent pas les premiers
hommes à peupler cette terre.
Nous avons évoqué les Négritos, tribus de Pygmées à peau brune, vivant dans la jungle de la
presqu’île de Malacca et sur les montagnes de
l’île de Lucon, qui fait partie de l’archipel des
Philippines. Des tribus de Pygmées ont été également découvertes en Nouvelle-Guinée. Ils ne
possèdent aucune notion de la navigation et n’ont
pu arriver sur l’île que par voie de terre. Il est
vrai que la Nouvelle-Guinée n’est séparée d’autres
îles que par des étendues marines très réduites.
Plus loin, dans les Nouvelles-Hébrides nous rencontrons pourtant également des hommes de
petite taille à peau brune visiblement arrivés
par la même voie que leurs congénères en Nouvelle-Guinée, par des îles et des isthmes aujourd’hui disparus.
Il est très possible que les Négritos aient également habité dans les îles Salomon dont les légendes mentionnent des hommes minuscules de
peau sombre. Des légendes similaires existent dans
les îles Fidji où les archéologues ont trouvé des
instruments primitifs n’ayant pu en aucun cas
appartenir à des Australonésiens.
Les données de la linguistique sont confirmées
par les autres sciences humaines : l’anthropologie,
