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Guinée mais aussi par les habitants d’autres
îles.
Les Australonésiens inventèrent le katamaran,
pirogue à deux coques ou à balancier qui leur permit de franchir les espaces de deux océans et
d’étendre leur aire de peuplement depuis Madagascar jusqu’à l’île de Pâques. Cette invention
fut faite, selon toute probabilité, en Indonésie,
la patrie des Australonésiens. Elle fut adoptée
par certains des habitants à peau brune de la Mélanésie qui empruntèrent aussi la langue des inventeurs et se mirent à parler des langues australonésiennes au lieu des langues papoues non australonésiennes qu’ils parlaient auparavant. (L’histoire connaît plus d’un exemple d’emprunt de
ce genre). Pourtant il existe jusqu’à présent en
Mélanésie des « îlots » de langues non australonésiennes : les langues papoues sont employées en
Nouvelle-Guinée (où elles sont parlées par la
majorité de la population), ainsi que dans les
îles de l’Amirauté, en Nouvelle-Bretagne, en
Nouvelle-Irlande, dans les îles Salomon et en
Nouvelle-Calédonie. Il est possible que des langues papoues aient été parlées aussi dans les îles
Fidji, ce que semblent démontrer certaines particularités de la langue en usage à cet endroit (qui
fait partie cependant des langues mélanésiennes).
La voie empruntée par les Australonésiens pour
venir s’établir dans les îles de l’Océanie est claire ; ce n’est pas sans raisons qu’ils sont considérés
comme les meilleurs navigateurs de l’Antiquité.
Le problème est de savoir comment les peuplades
parlant les langues papoues ont-elles gagné les
îles océaniques, car, selon les indications du professeur Hans Damm, éminent spécialiste de la
culture mélanésienne, une des caractéristiques
des Papous est l’absence de toute technique de
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