fin de l’ère tertiaire. Plus tard, il y eut un affaissement des terres qui se poursuivit jusqu’à une
époque récente. Cette version des faits est confirmée par la présence d’une chaîne sous-marine
reliant la Nouvelle-Guinée à la Nouvelle-Bretagne et par des traces d’affaissement du fond de
l’océan dans la région des îles Salomon, ainsi
que par l’existence des îles de coraux de l’archipel Loyauté sans parler de la Nouvelle-Calédonie
elle-même qui est la partie surplombant la mer
d’une immense chaîne de montagnes submergée.
Les îles Fidji qui font également partie de
la Mélanésie et sont situées sur sa limite orientale
représentent l’aboutissement d’une activité géologique poursuivie à l’ère quaternaire. Tantôt
elles étaient recouvertes par les eaux de l’océan
et recevaient une couche de sédiments océaniques,
tantôt elles s’élevaient considérablement au-dessus du niveau de la mer.
Du point de vue de la géologie la Mélanéside
est de formation relativement récente. L’engloutissement des terres a-t-il eu lieu à une époque où
l’homme avait commencé à peupler l’Océanie?
La réponse à cette question peut-être fournie par
une science aussi éloignée de l’océanographie
qu’est la linguistique.
On compte plus de mille langues et dialectes
différents en Océanie. Indépendamment de cette
variété, les linguistes répartissent les langues océaniennes en deux grands groupes. Le premier groupe comprend les langues polynésiennes, micronésiennes et mélanésiennes qui entrent dans la
grande famille des langues australonésiennes dont
nous avons parlé. Toutes les autres langues de
l’Océanie appartiennent au groupe des langues
nommées « papoues », bien qu’elles ne soient pas
uniquement parlées par les Papous de Nouvelle-
époque récente. Cette version des faits est confirmée par la présence d’une chaîne sous-marine
reliant la Nouvelle-Guinée à la Nouvelle-Bretagne et par des traces d’affaissement du fond de
l’océan dans la région des îles Salomon, ainsi
que par l’existence des îles de coraux de l’archipel Loyauté sans parler de la Nouvelle-Calédonie
elle-même qui est la partie surplombant la mer
d’une immense chaîne de montagnes submergée.
Les îles Fidji qui font également partie de
la Mélanésie et sont situées sur sa limite orientale
représentent l’aboutissement d’une activité géologique poursuivie à l’ère quaternaire. Tantôt
elles étaient recouvertes par les eaux de l’océan
et recevaient une couche de sédiments océaniques,
tantôt elles s’élevaient considérablement au-dessus du niveau de la mer.
Du point de vue de la géologie la Mélanéside
est de formation relativement récente. L’engloutissement des terres a-t-il eu lieu à une époque où
l’homme avait commencé à peupler l’Océanie?
La réponse à cette question peut-être fournie par
une science aussi éloignée de l’océanographie
qu’est la linguistique.
On compte plus de mille langues et dialectes
différents en Océanie. Indépendamment de cette
variété, les linguistes répartissent les langues océaniennes en deux grands groupes. Le premier groupe comprend les langues polynésiennes, micronésiennes et mélanésiennes qui entrent dans la
grande famille des langues australonésiennes dont
nous avons parlé. Toutes les autres langues de
l’Océanie appartiennent au groupe des langues
nommées « papoues », bien qu’elles ne soient pas
uniquement parlées par les Papous de Nouvelle-
