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Egée appartenaient à des peuples ou à un peuple
dont la langue ne présentait aucune similitude
avec les langues indo-européennes. Cette langue
a été appelée conventionnellement l’« égéen ».
Puis sont arrivés de l’Est les Hittites et autres
peuples apparentés. Immédiatement après eux,
peut-être même en même temps, la Grèce fut
envahie par les Pélasges venus du Nord ; leur langue était voisine de la langue thracienne, langue
maternelle du célèbre Spartacus, aujourd’hui
disparue. Ce n’est que vers le deuxième millénaire avant notre ère que les premiers Grecs
firent leur apparition dans la région de la mer
Egée. Ainsi, l’analyse des noms géographiques
a-t-elle permis de distinguer quatre « couches »
éthniques successives de cultures distinctes : les
Egéens, les Hittites, les Pélasges et les Grecs.
H est évident que l’identification de ces couches
n’est pas due uniquement à l’analyse de noms
géographiques. La toponymie permet seulement
aux historiens de déterminer l’appartenance
ethnique des différents habitants du bassin Egéen,
tandis que les fouilles menées pendant des siècles
sur les terres de l’ancienne Hellade ont fourni
des milliers de vestiges laissés par les habitants
de la Grèce et de l’archipel Egéen.
Les fouilles commencèrent en Hellade dès
l’Antiquité, quand les personnes aisées des
royaumes de Grèce et de l’Empire romain se prirent
de passion pour les collections de vestiges du
passé. En fait, il est difficile de parler ici de
fouilles au sens propre du mot. H s’agissait plutôt du pillage pur et simple des temples anciens,
des cryptes et tombeaux grecs. Au Moyen-Age
toutes les œuvres de l’Antiquité étaient considérées comme païennes et vouées à une destruction
barbare. Par contre, l’époque de la Renaissance
Egée appartenaient à des peuples ou à un peuple
dont la langue ne présentait aucune similitude
avec les langues indo-européennes. Cette langue
a été appelée conventionnellement l’« égéen ».
Puis sont arrivés de l’Est les Hittites et autres
peuples apparentés. Immédiatement après eux,
peut-être même en même temps, la Grèce fut
envahie par les Pélasges venus du Nord ; leur langue était voisine de la langue thracienne, langue
maternelle du célèbre Spartacus, aujourd’hui
disparue. Ce n’est que vers le deuxième millénaire avant notre ère que les premiers Grecs
firent leur apparition dans la région de la mer
Egée. Ainsi, l’analyse des noms géographiques
a-t-elle permis de distinguer quatre « couches »
éthniques successives de cultures distinctes : les
Egéens, les Hittites, les Pélasges et les Grecs.
H est évident que l’identification de ces couches
n’est pas due uniquement à l’analyse de noms
géographiques. La toponymie permet seulement
aux historiens de déterminer l’appartenance
ethnique des différents habitants du bassin Egéen,
tandis que les fouilles menées pendant des siècles
sur les terres de l’ancienne Hellade ont fourni
des milliers de vestiges laissés par les habitants
de la Grèce et de l’archipel Egéen.
Les fouilles commencèrent en Hellade dès
l’Antiquité, quand les personnes aisées des
royaumes de Grèce et de l’Empire romain se prirent
de passion pour les collections de vestiges du
passé. En fait, il est difficile de parler ici de
fouilles au sens propre du mot. H s’agissait plutôt du pillage pur et simple des temples anciens,
des cryptes et tombeaux grecs. Au Moyen-Age
toutes les œuvres de l’Antiquité étaient considérées comme païennes et vouées à une destruction
barbare. Par contre, l’époque de la Renaissance
