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les données fournies par la langue. En comparant
le lexique des différentes langues indo-européennes et en recherchant la souche commune la
plus ancienne, les linguistes ont pu fournir de
nombreux renseignements aux historiens.
Par exemple, « l’archéologie du langage » a
démontré que les Indo-Européens connaissaient
les éléments de base de l’agriculture, mais les
analogies relevées dans les noms donnés aux animaux domestiques et leur différenciation (noms
différents donnés à la vache, au veau, au mouton, à l’agneau, au cheval, au poulain, au bœuf,
etc...) prouvent que les Indo-Européens étaient
avant tout des éleveurs et non des agriculteurs.
Cette découverte a permis de réduire considérablement Paire des recherches du lieu d’origine
des Indo-Européens. Il ne pouvait s’agir en
aucun cas des forêts de la Lituanie ou de l’Irlande, comme le croyaient auparavant certains savants. Il devenait beaucoup plus logique de le
situer dans les steppes voisines de la mer Noire
ou dans les plaines d’Asie centrale. D’ailleurs
les derniers résultats obtenus par les linguistes
font supposer qu’il s’agirait plus précisément de
certaines régions d’Asie Mineure. En effet, on
s’est aperçu de la présence de mots communs dans
certaines langues du Caucase et dans les langues
sémitiques. Ces mots n’ont pu être empruntés, car
ils font partie du lexique fondamental. Cela
suggère une grande parenté entre ces langues et
permet de considérer l’Asie Mineure comme le lieu
le plus probable où se sont établis ces peuples.
La langue évolue avec le temps. Il est par
conséquent compréhensible que la valeur des
informations fournies à l’historien sera d’autant
plus appréciable, qu’il nous sera possible d’étudier une langue à un stade de développement
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