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ancien et les mots du grec, du latin, du français,
de l’espagnol, du lituanien, du russe, bref de
presque toutes les langues d’Europe, y compris
le suédois, le norvégien et même l’islandais!
Cette analogie de mots et de racines, loin d’être
une coïncidence, témoignait d’une lointaine parenté entre ces langues qu’on appela indo-européennes. Cette découverte fut à la base d’une science nouvelle, la linguistique historique et comparée dont est issue à son tour toute la linguistique
moderne. Pourtant cette découverte ne fut pas
moins importante du point de vue des sciences historiques. Il s’avère en effet que non seulement les
textes, mais la langue elle-même, sa grammaire
et particulièrement son lexique peuvent fournir
des données historiques, données qui n’ont d’ailleurs pas subi les censures et enjolivements des
dirigeants, prêtres, hauts-dignitaires et scribes.
Mieux encore, ces données permettent à l’historien de pénétrer les temps les plus reculés,
où l’écriture n’était pas encore inventée et dont
il ne reste aucun indice matériel. Les dictionnaires
sont remplacés ici par la pelle de l’archéologue et
les témoignages des vieux chroniqueurs!
Où se trouve le berceau des langues indo-européennes et par conséquent des tribus qui parlaient une langue préindo-européenne unique ou,
comme le supposent de nombreux spécialistes,
une série de dialectes apparentés? Quel était le
niveau de leur culture, quelles étaient les formes
d’activité des Indo-Européens? L’unité indoeuropéenne s’est dissoute il y a très longtemps,
bien avant l’invention de l’écriture. L’archéologie
n’est également ici d’aucune utilité à l’heure
actuelle. En effet, aucune des cultures découvertes
dans toute l’Eurasie ne peut être attribuée de
façon sûre aux Indo-Européens. Il ne reste que
ancien et les mots du grec, du latin, du français,
de l’espagnol, du lituanien, du russe, bref de
presque toutes les langues d’Europe, y compris
le suédois, le norvégien et même l’islandais!
Cette analogie de mots et de racines, loin d’être
une coïncidence, témoignait d’une lointaine parenté entre ces langues qu’on appela indo-européennes. Cette découverte fut à la base d’une science nouvelle, la linguistique historique et comparée dont est issue à son tour toute la linguistique
moderne. Pourtant cette découverte ne fut pas
moins importante du point de vue des sciences historiques. Il s’avère en effet que non seulement les
textes, mais la langue elle-même, sa grammaire
et particulièrement son lexique peuvent fournir
des données historiques, données qui n’ont d’ailleurs pas subi les censures et enjolivements des
dirigeants, prêtres, hauts-dignitaires et scribes.
Mieux encore, ces données permettent à l’historien de pénétrer les temps les plus reculés,
où l’écriture n’était pas encore inventée et dont
il ne reste aucun indice matériel. Les dictionnaires
sont remplacés ici par la pelle de l’archéologue et
les témoignages des vieux chroniqueurs!
Où se trouve le berceau des langues indo-européennes et par conséquent des tribus qui parlaient une langue préindo-européenne unique ou,
comme le supposent de nombreux spécialistes,
une série de dialectes apparentés? Quel était le
niveau de leur culture, quelles étaient les formes
d’activité des Indo-Européens? L’unité indoeuropéenne s’est dissoute il y a très longtemps,
bien avant l’invention de l’écriture. L’archéologie
n’est également ici d’aucune utilité à l’heure
actuelle. En effet, aucune des cultures découvertes
dans toute l’Eurasie ne peut être attribuée de
façon sûre aux Indo-Européens. Il ne reste que
