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déformés par le prisme du mythe, qui les revêt
d’une apparence fantastique ou poétique.
La Bible est le brassage des œuvres et des
mythes des prophètes, des prêtres et des poètes
judaïques sur plusieurs siècles à partir du XIIIe
avant notre ère. Elle absorba les mythes et les
traditions de la culture plus ancienne de Mésopotamie, refléta des événements réels, qui se déroulèrent à cette époque dans le Proche-Orient
et, comme il convient à tout livre sacré, donna
une vision générale du monde depuis son commencement jusqu’à sa fin à venir.
Le « déchiffrement » des indications fournies
par la Bible a permis aux savants de préciser
un grand nombre d’événements historiques. Les
livres sacrés d’autres religions représentent également des sources tout aussi précieuses, après
avoir été soumis, bien entendu, au même « déchiffrement » minutieux et raisonné. Tels sont
les Vedas, livres sacrés de l’Inde; le plus ancien,
le plus volumineux et le plus intéressant, connu
sous le nom de Rigvedas-, l’Avesta, livre sacré
des anciens Parsis adorateurs du feu; le PopolVuh ou Livre des Peuples, épopée des Indiens
Quichés, de même que de nombreux mythes,
légendes, traditions et parfois des récits de différents peuples du monde. A condition de tenir
compte des déformations que « le prisme du
mythe » a fait subir aux faits réels, ce sont tous
d’admirables documents historiques qui permettent de pénétrer l’obscurité des millénaires.
Afin de lire les écrits anciens et les livres sacrés,
les savants ont dû apprendre de nombreuses langues très différentes. En étudiant les textes du
Rigvedas et de l’A vesta, les philologues remarquèrent, à leur grande surprise, une étrange similitude entre les mots de l’hindou et de l’iranien
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