Le pays s'impose, selon la loi, comme "un territoire cohérent et homogène sur les plans géographique, historique, culturel, économique et social".
Sur la côte, la notion de pays est attribuée à un
territoire ancré autour d'une ville-centre qui met en
relation le rural (l'argoat, "le bois" en breton) aux
ressources principalement agricoles et la côte (l'armor, "la mer") aux activités multiples, à dominante
pêche et aquaculture.
Liée aux impératifs de la mer, l'organisation du pays
maritime à l'approche de la côte comprend tout ce
qui a trait à la vie des habitants qui y sont établis :
réseau routier littoral, habitat aggloméré, installations portuaires, infrastructures diverses...
La mer est un lieu de vie, mais aussi le déversoir
ultime des rivières, des champs et de nos déchets.
La mise en péril des équilibres fragiles qui s'étaient
établis dans l'espace privilégié argoat-armor est à
l'image de nos agissements, de nos comportements,
de nos choix et des logiques économiques : mutation des activités, modernisation des équipements
portuaires, croissance du tourisme, urbanisation littorale poussée, pollutions marines...
Nous sommes sur la côte en Bretagne mais, ne vous
y trompez pas, notre propos est commun à d'autres
parties du monde : alerter, épargner, limiter, lutter
(contre les dégradations naturelles ou non), préserver, protéger et valoriser exige une cohérence d'intérêts à défendre dans un véritable panier de crabes !
Mais les traces historiques et géographiques qui marquent le territoire de la côte ne méritent-elles pas
95
Précédent

- 93/112

Suivant