en paniers, en brouettes et
même avec des treuils tendus
au-dessus des falaises...
Colette Vlérick a publié en
1998 La Fille du goémonier, qui
s'appuie sur une documentation précise pour évoquer la
vie difficile d'un village de goémoniers à la fin du XIXe siècle
en Bretagne.
Cette récolte qui évite l'utilisation d'engrais chimiques existe encore sur la côte pour un usage personnel. Les algues répandues dans le jardin "fondent"
petit à petit pendant l'hiver.
Un autre goémon, appelé le goémon de rive,
regroupe essentiellement les fucus noirs et les
"lichens" rouges. Accrochées aux rochers, ces algues
poussent dans la zone de balancement des marées.
Chaque été, on peut voir par exemple à l'office du
tourisme du Guilvinec les dates autorisées pour la
coupe à la petite faucille de ces plantes aquatiques
aux couleurs rougeâtres. On voit ensuite les sacs
humides qui s'entassent avant d'être livrés et vendus.
Enfin, il existe des prairies sous-marines, sous des
hauteurs de 5 mètres d'eau environ, sur lesquelles
vont les goémoniers à marée basse avec des bateaux
motorisés équipés de "skoubidou" hydrauliques
pour "faucher" les grandes laminaires Laminaria digita
ou fouet de sorcier, c'est le goémon de fond, le tali. Le
skoubidou moderne est un bras articulé sur un socle
pivotant, muni d'un crochet qui arrache les algues
en rotation puis qui les libère au-dessus du bateau
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