les employer comme combustible et comme engrais.
Ensuite est venu le brûlage des algues après le séchage,
dans des fours rudimentaires creusés à même la dune,
pour extraire, à partir des cendres, la soude nécessaire
à la fabrication du verre, mais aussi l'iode pour la
pharmacie. Il fallait une tonne de goémon sec pour
produire 1 à 3 kg d'iode pure. Ce produit, dilué à
8 ou 10 % dans de l'alcool à 90 degrés, devenait la
teinture d'iode.
Mais la fumée âcre et corrosive attaquait aux
alentours les fleurs, arbres et cultures, et les résultats
décevants ont fait abandonner cette méthode.
Actuellement, la récolte des algues est traitée en
usine pour des débouchés multiples. Elles sont utilisées pour la pharmacie (laxatifs et gélules minceur
par exemple), les cosmétiques, les produits photographiques, les textiles, mais aussi dans la fabrication
du papier, des teintures et des peintures. Pour l'alimentaire, on en met dans le pain, dans la fabrication des sirops, jus de fruits et déjeuners chocolatés,
dans les entremets, les glaces, dans la charcuterie
comme liant à la place de la graisse et comme stabilisants pour les vinaigrette et mayonnaise.
Longtemps les riverains ont lié le ramassage du
goémon au cycle agricole : en effet, le goémon d'épave,
celui qui est arraché aux fonds marins au moment
des tempêtes et qui s'échoue sur la grève à marée
basse, était récolté pour être utilisé en fumure. Les
gens de mer et les paysans s'entendaient à peu près
pour répartir ce goémon qui appartient à tous. Le goémon entassé en "drômes" était transporté en charrettes tirées par un cheval, ou en hottes, en civières,
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