pays, pour escorter des voiliers de prestige et écouter des concerts sur fond d'océan ? Les traditions
remarquables que transmettent ces voiliers ne servent-elles pas à tisser des liens entre tous les peuples
de la mer ?
Sous les voiles souffle l'utopie pour que rêvent
ensemble ceux qui ont des semelles de vent.
Le sauvetage en mer
Avez-vous déjà senti les vibrations de l'Abeille Flandre,
ce remorqueur de haute mer voué au sauvetage tous
les jours de l'année et par tous les temps, lorsque,
amarré au quai à Brest, il met en route les 44 000 chevaux de ses machines ? Avez-vous lu L'Abeille d'Ouessant d'Hervé Hamon pour vivre en direct "la nuit
glaciale et opaque et le vent brutal" lorsque la peur
est palpable dans la tempête ?
Le marin sait qu'il ne suffit pas d'être hardi pour
revenir sain et sauf au port. Parfois, une vague scélérate, "une lame" peut endommager le bateau à un
mille du port, c'est pourquoi "bravacher" (faire le
fanfaron) n'est pas l'attitude convenable. Peu de
marins vous racontent les situations difficiles qu'ils
ont vécues. Ils résument le mauvais temps par une
phrase lapidaire, "on a étalé", ce qui signifie, on a
réussi à ne pas se mettre en danger pendant que la
mer cognait. Bien sûr, il existe des fortunes de mer,
ces situations où la perte du navire n'engage pas la
responsabilité du patron du bord.
Pierre Schoendoerffer connaît bien le Finistère.
Dans son ouvrage L'Aile du papillon, il décrit ainsi
les hommes du bout de la pointe bretonne : "Les
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remarquables que transmettent ces voiliers ne servent-elles pas à tisser des liens entre tous les peuples
de la mer ?
Sous les voiles souffle l'utopie pour que rêvent
ensemble ceux qui ont des semelles de vent.
Le sauvetage en mer
Avez-vous déjà senti les vibrations de l'Abeille Flandre,
ce remorqueur de haute mer voué au sauvetage tous
les jours de l'année et par tous les temps, lorsque,
amarré au quai à Brest, il met en route les 44 000 chevaux de ses machines ? Avez-vous lu L'Abeille d'Ouessant d'Hervé Hamon pour vivre en direct "la nuit
glaciale et opaque et le vent brutal" lorsque la peur
est palpable dans la tempête ?
Le marin sait qu'il ne suffit pas d'être hardi pour
revenir sain et sauf au port. Parfois, une vague scélérate, "une lame" peut endommager le bateau à un
mille du port, c'est pourquoi "bravacher" (faire le
fanfaron) n'est pas l'attitude convenable. Peu de
marins vous racontent les situations difficiles qu'ils
ont vécues. Ils résument le mauvais temps par une
phrase lapidaire, "on a étalé", ce qui signifie, on a
réussi à ne pas se mettre en danger pendant que la
mer cognait. Bien sûr, il existe des fortunes de mer,
ces situations où la perte du navire n'engage pas la
responsabilité du patron du bord.
Pierre Schoendoerffer connaît bien le Finistère.
Dans son ouvrage L'Aile du papillon, il décrit ainsi
les hommes du bout de la pointe bretonne : "Les
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