brefs : pour les gens de mer, se plaindre est indécent
et se réjouir est inconvenant.
Vous voilà revenant à terre après cette journée
passée au large dans les éclairages variants du ciel et
de l'eau et dans l'air marin qui s'insinue partout.
Vous avez acquis quelques bribes du langage marin
et en particulier que le mot "corde" n'existe pas à
bord ; au mieux on parle de cordage.
Votre embarquement prend fin au crépuscule.
Vous avez juste le temps d'éprouver les sensations
que procure une navigation dans la clandestinité de
la nuit... Comme c'est l'été, le sillage est phosphorescent : en effet, la température de l'eau fait remonter le plancton en surface, ce qui le rend visible
dans le noir dès que l'eau est remuée !
Aussitôt à terre, le marin tourne le dos à la mer
(et sa maison aussi d'ailleurs) et il dit "je fais escale"
lorsqu'il est amarré au bout du quai. Escale, c'est le
mot pour dire qu'il va repartir.
Voulez-vous encore voguer avec tangage et roulis
et cette drôle de sensation qu'on appelle le mal de
mer mais qui n'est pas une maladie ?
Allez-vous repartir sur un voilier qui décoiffe ? ou
sur un bateau de sauvetage de la snsm (Société
nationale de sauvetage en mer) pour aider bénévolement votre prochain car la mer, vous l'avez compris, n'est pas un décor ?
Reviendrez-vous dans ces ports où depuis quelques
années se déroulent de grandes fêtes maritimes estivales et de grands festivals attirant un nombre
considérable de navigateurs et de touristes de tous
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