La maison de Cari Angermeyer, installé sur l’île San Cristobal depuis 1935.
Une situation précaire
Il est difficile d’en vouloir aux touristes, car tous manifestent pour la
nature un naïf enthousiasme. Mais ils ne se rendent pas compte à quel
point leur venue peut être néfaste dans ce coin isolé de la terre où survivent
des animaux irremplaçables.
Les relations des animaux des Galapagos avec les hommes et avec
leur milieu sont dans un état d’équilibre extrêmement précaire. Dans cet
habitat déshérité où la nourriture est chichement mesurée, la vie est toujours
remise en question. Tout ce que ces îles dénudées ont à offrir à une faune
unique au monde c’est au mieux un très rude paradis. Mais c’était jusqu’à
présent un paradis qui pouvait se maintenir parce qu’il était respecté. Les
Précédent

- 96/305

Suivant