58 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
énorme et le ciel couvert. Les plongées étant impossibles, nous partons en
reconnaissance le long de la falaise. A notre grande surprise, nous trouvons
à 150 mètres environ du camp un iguane creusant son terrier. Nous irons
de surprise en surprise sur 2 kilomètres. Nous découvrons d’abord avec
étonnement de nombreux iguanes à l’intérieur des terres. La période de la
ponte a évidemment commencé : d’anciens terriers ont été dégagés et remis
en état, de nouveaux ont été fraîchement aménagés et une quarantaine
d’iguanes sont occupés à creuser leur nid en remuant le peu de sable et de
terre retenu entre les pierres.
Vers 16 heures 30, je fais une petite plongée de reconnaissance autour
de notre pointe. Pour la quatrième fois, je rencontre un requin marteau
dans les rouleaux.
23 février. La mer est plus calme. Nous partons vers les pâturages
sous-marins pour filmer les iguanes sortant de l’eau et les iguanes en train
de manger. Mais nous avons beaucoup de mal à nous débarrasser des otaries
pour pouvoir travailler tranquillement. J’ai eu l’imprudence de jouer dans
l’eau avec elles en prenant mon premier bain du matin et elles ne veulent
plus nous quitter. Heureusement, l’un des plus vieux mâles les prend à partie
et les ramène en hurlant vers le rivage. Comme nous n’intervenons pas dans
la dispute, nous sommes provisoirement débarrassés d’elles. C’est Little Joe
qui va en hériter.
25 février. Nous partons pour notre point d’eau. Deux fois pendant le
trajet nous avons dû démonter et changer les bougies du zodiac. Enfin, nous
arrivons sur cette magnifique plage de sable blanc qui fait face aux îlots.
Harnachés comme des chevaux de bât, nous commençons notre progression.
La pénétration dans les fourrés nécessite l’usage de la machette, mais après
quelques mètres, on avance plus facilement et on pourrait se croire quelque
part dans la brousse africaine. 45 minutes suffisent pour couvrir les 2 kilomètres qui nous séparent du point d’eau. Celui-ci doit être formé par deux
étangs de quelque 800 mètres chacun et il est complètement à sec. C’est
un dédale de rocs et de terre rouge craquelée par des crevasses d’environ
60 centimètres de profondeur. La vie autour semble assez pauvre : pinsons,
mocking birds, lézards. Il n’y a pas d’iguanes terrestres.
Sur le chemin du retour, nous faisons une halte sur la face nord de la
colline de 300 mètres que nous avons escaladée pour arriver là. Et nous
constatons que son aspect torturé est formé d’un agglomérat de terre rouge
et de gravillons. L’érosion y a creusé de multiples trous. Et les chèvres y
trouvent tous les gîtes qu’elles peuvent souhaiter.
Nous sommes de retour au camp vers 13 heures 30 et la Calypso
arrive vers 16 heures.
énorme et le ciel couvert. Les plongées étant impossibles, nous partons en
reconnaissance le long de la falaise. A notre grande surprise, nous trouvons
à 150 mètres environ du camp un iguane creusant son terrier. Nous irons
de surprise en surprise sur 2 kilomètres. Nous découvrons d’abord avec
étonnement de nombreux iguanes à l’intérieur des terres. La période de la
ponte a évidemment commencé : d’anciens terriers ont été dégagés et remis
en état, de nouveaux ont été fraîchement aménagés et une quarantaine
d’iguanes sont occupés à creuser leur nid en remuant le peu de sable et de
terre retenu entre les pierres.
Vers 16 heures 30, je fais une petite plongée de reconnaissance autour
de notre pointe. Pour la quatrième fois, je rencontre un requin marteau
dans les rouleaux.
23 février. La mer est plus calme. Nous partons vers les pâturages
sous-marins pour filmer les iguanes sortant de l’eau et les iguanes en train
de manger. Mais nous avons beaucoup de mal à nous débarrasser des otaries
pour pouvoir travailler tranquillement. J’ai eu l’imprudence de jouer dans
l’eau avec elles en prenant mon premier bain du matin et elles ne veulent
plus nous quitter. Heureusement, l’un des plus vieux mâles les prend à partie
et les ramène en hurlant vers le rivage. Comme nous n’intervenons pas dans
la dispute, nous sommes provisoirement débarrassés d’elles. C’est Little Joe
qui va en hériter.
25 février. Nous partons pour notre point d’eau. Deux fois pendant le
trajet nous avons dû démonter et changer les bougies du zodiac. Enfin, nous
arrivons sur cette magnifique plage de sable blanc qui fait face aux îlots.
Harnachés comme des chevaux de bât, nous commençons notre progression.
La pénétration dans les fourrés nécessite l’usage de la machette, mais après
quelques mètres, on avance plus facilement et on pourrait se croire quelque
part dans la brousse africaine. 45 minutes suffisent pour couvrir les 2 kilomètres qui nous séparent du point d’eau. Celui-ci doit être formé par deux
étangs de quelque 800 mètres chacun et il est complètement à sec. C’est
un dédale de rocs et de terre rouge craquelée par des crevasses d’environ
60 centimètres de profondeur. La vie autour semble assez pauvre : pinsons,
mocking birds, lézards. Il n’y a pas d’iguanes terrestres.
Sur le chemin du retour, nous faisons une halte sur la face nord de la
colline de 300 mètres que nous avons escaladée pour arriver là. Et nous
constatons que son aspect torturé est formé d’un agglomérat de terre rouge
et de gravillons. L’érosion y a creusé de multiples trous. Et les chèvres y
trouvent tous les gîtes qu’elles peuvent souhaiter.
Nous sommes de retour au camp vers 13 heures 30 et la Calypso
arrive vers 16 heures.
