DANS LE SILLAGE DE DARWIN 33
précisions sur l’état de la mer, il nous est très difficile de choisir l’endroit
idéal car il n’est pas encore venu de plongeurs aux Galapagos. Nous allons
donc chercher avec soin, mais le plus rapidement possible parmi toutes les
îles celle qui se prêtera le mieux à nos projets.
La Calypso appareille à 18 heures 40 et par une nuit calme et claire,
longeant l’île Tortuga, le capitaine donne l’ordre de mouiller à proximité
pour tenter une reconnaissance. L’équipe envoyée à terre constate vite qu’il
s’agit d’un îlot rocheux, pelé, où la lave pointe de tous côtés et que les
conditions de vie y seraient probablement pires qu’à l’île Hood.
La Calypso reprend sa route. A 6 heures du matin, elle longe la
grande île Isabela, s’engage dans le chenal Bolivar et vient se mettre à l’abri
de la pointe Espinosa, dans l’île Femandina.
De nouveau, les embarcations et les plongeurs partent en reconnaissance. Là encore, les conditions ne sont pas idéales. Une fois de plus,
certes, la faune se révèle abondante. Nos camarades ont repéré un grand
rassemblement d’iguanes gris foncé. Ils ont également lié amitié avec des
otaries et des manchots qui se sont montrés très familiers. Mais les plongeurs sont unanimes : l’eau est extrêmement trouble et pour le moment
on ne peut envisager aucun tournage sous-marin. S’installer là, dans les
conditions actuelles, serait probablement du temps perdu.
La Calypso n’a donc toujours pas trouvé l’endroit favorable pour
établir le premier camp et vu la pénurie de vivres et d’eau qui règne à bord,
le temps presse de plus en plus. Jean-Paul Bassaget décide de retourner à
l’île Hood où les conditions de vie et les possibilités cinématographiques
semblent quand même moins mauvaises qu’ailleurs.
A 17 heures, la Calypso lève l’ancre mais presque aussitôt le gyropilote* tombe en avarie. Le bateau est pris dans une bourrasque de vent
et de pluie. Il faut se méfier des courants et des rochers isolés qui pointent
un peu partout.
A minuit, le calme revient et la Calypso fait route sur l’île Hood, où
elle revient mouiller à 9 heures 30 du matin à la pointe Suarez.
Le tour de l’île
Bernard Delemotte fait tout d’abord en zodiac avec Michel Deloire
un tour complet de l’île en partant par le sud dans l’espoir de découvrir un
emplacement pour le camp. Mais la mer cette fois est franchement mauvaise
et les creux atteignent jusqu’à 4 mètres. Toute une partie du rivage de l’île
précisions sur l’état de la mer, il nous est très difficile de choisir l’endroit
idéal car il n’est pas encore venu de plongeurs aux Galapagos. Nous allons
donc chercher avec soin, mais le plus rapidement possible parmi toutes les
îles celle qui se prêtera le mieux à nos projets.
La Calypso appareille à 18 heures 40 et par une nuit calme et claire,
longeant l’île Tortuga, le capitaine donne l’ordre de mouiller à proximité
pour tenter une reconnaissance. L’équipe envoyée à terre constate vite qu’il
s’agit d’un îlot rocheux, pelé, où la lave pointe de tous côtés et que les
conditions de vie y seraient probablement pires qu’à l’île Hood.
La Calypso reprend sa route. A 6 heures du matin, elle longe la
grande île Isabela, s’engage dans le chenal Bolivar et vient se mettre à l’abri
de la pointe Espinosa, dans l’île Femandina.
De nouveau, les embarcations et les plongeurs partent en reconnaissance. Là encore, les conditions ne sont pas idéales. Une fois de plus,
certes, la faune se révèle abondante. Nos camarades ont repéré un grand
rassemblement d’iguanes gris foncé. Ils ont également lié amitié avec des
otaries et des manchots qui se sont montrés très familiers. Mais les plongeurs sont unanimes : l’eau est extrêmement trouble et pour le moment
on ne peut envisager aucun tournage sous-marin. S’installer là, dans les
conditions actuelles, serait probablement du temps perdu.
La Calypso n’a donc toujours pas trouvé l’endroit favorable pour
établir le premier camp et vu la pénurie de vivres et d’eau qui règne à bord,
le temps presse de plus en plus. Jean-Paul Bassaget décide de retourner à
l’île Hood où les conditions de vie et les possibilités cinématographiques
semblent quand même moins mauvaises qu’ailleurs.
A 17 heures, la Calypso lève l’ancre mais presque aussitôt le gyropilote* tombe en avarie. Le bateau est pris dans une bourrasque de vent
et de pluie. Il faut se méfier des courants et des rochers isolés qui pointent
un peu partout.
A minuit, le calme revient et la Calypso fait route sur l’île Hood, où
elle revient mouiller à 9 heures 30 du matin à la pointe Suarez.
Le tour de l’île
Bernard Delemotte fait tout d’abord en zodiac avec Michel Deloire
un tour complet de l’île en partant par le sud dans l’espoir de découvrir un
emplacement pour le camp. Mais la mer cette fois est franchement mauvaise
et les creux atteignent jusqu’à 4 mètres. Toute une partie du rivage de l’île
