32 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
Gowen. Nous mouillons à proximité par fond de 15 brasses et deux équipes
partent en zodiac, l’une pour explorer le récif proprement dit, et l’autre
pour examiner l’aspect des fonds, la clarté de l’eau.
Cette dernière équipe constate que le récif se termine par un tombant
vertical qui peut permettre à la Calypso de s’approcher du bord, presque
à le toucher. Cet îlot pourrait donc constituer un point intéressant pour
installer un camp, d’autant que Bernard Delemotte, qui est descendu à
50 mètres, ramène des algues rouges qui semblent phosphorescentes : il les
a vues briller à grande profondeur.
A 9 heures 25, les deux équipes étant rentrées à bord, nous appareillons
pour Espanola, et moins de deux heures plus tard la Calypso mouille à
l’abri de la pointe Suarez.
Jean-Paul Bassaget envoie aussitôt trois équipes : l’une gagnera la
terre en zodiac, et les deux autres en chaland vont explorer les fonds la
journée durant. Les cinéastes noteront tous les décors qui peuvent se prêter
au tournage. Ils tâcheront d’évaluer également le nombre des animaux.
En fin de journée, les trois équipes rentrent à bord, leurs comptes
rendus sont encourageants mais ne sont pas absolument décisifs. Le décor
des algues n’est pas spectaculaire : ce ne sont pas les kelps de Californie
ni les laminaires bretonnes. Certes, l’eau est claire. Aussi bien à terre que
dans la mer les équipes ont rencontré de nombreux iguanes et des otaries
qui se sont montrées très peu farouches. Mais les vagues sont extrêmement dures, tout le coin est très agité et peu propice à la mise à l’eau
et au tournage. En ce qui concerne l’installation d’un camp, les nouvelles
sont plus mauvaises encore, le sol de l’île est fait de lave noire et il n’existe
qu’une très étroite plage de sable presque entièrement recouverte à marée
haute.
Pénurie de vivres
Jean-Paul Bassaget ne peut pas se décider à laisser une équipe dans
des conditions aussi difficiles, sur cette île Hood, sans s’être assuré qu’il
n’existe pas de conditions plus favorables sur une autre île.
Mais pour perdre le moins de temps possible, Deloire veut mettre à
terre une équipe qui commencera le tournage du film. Il est très important
pour nous de choisir un emplacement qui réponde à peu près à toutes les
conditions exigées par le film : voisinage des iguanes, des eaux claires, des
paysages sous-marins qui se prêtent au cinéma. En ce qui concerne ces
Gowen. Nous mouillons à proximité par fond de 15 brasses et deux équipes
partent en zodiac, l’une pour explorer le récif proprement dit, et l’autre
pour examiner l’aspect des fonds, la clarté de l’eau.
Cette dernière équipe constate que le récif se termine par un tombant
vertical qui peut permettre à la Calypso de s’approcher du bord, presque
à le toucher. Cet îlot pourrait donc constituer un point intéressant pour
installer un camp, d’autant que Bernard Delemotte, qui est descendu à
50 mètres, ramène des algues rouges qui semblent phosphorescentes : il les
a vues briller à grande profondeur.
A 9 heures 25, les deux équipes étant rentrées à bord, nous appareillons
pour Espanola, et moins de deux heures plus tard la Calypso mouille à
l’abri de la pointe Suarez.
Jean-Paul Bassaget envoie aussitôt trois équipes : l’une gagnera la
terre en zodiac, et les deux autres en chaland vont explorer les fonds la
journée durant. Les cinéastes noteront tous les décors qui peuvent se prêter
au tournage. Ils tâcheront d’évaluer également le nombre des animaux.
En fin de journée, les trois équipes rentrent à bord, leurs comptes
rendus sont encourageants mais ne sont pas absolument décisifs. Le décor
des algues n’est pas spectaculaire : ce ne sont pas les kelps de Californie
ni les laminaires bretonnes. Certes, l’eau est claire. Aussi bien à terre que
dans la mer les équipes ont rencontré de nombreux iguanes et des otaries
qui se sont montrées très peu farouches. Mais les vagues sont extrêmement dures, tout le coin est très agité et peu propice à la mise à l’eau
et au tournage. En ce qui concerne l’installation d’un camp, les nouvelles
sont plus mauvaises encore, le sol de l’île est fait de lave noire et il n’existe
qu’une très étroite plage de sable presque entièrement recouverte à marée
haute.
Pénurie de vivres
Jean-Paul Bassaget ne peut pas se décider à laisser une équipe dans
des conditions aussi difficiles, sur cette île Hood, sans s’être assuré qu’il
n’existe pas de conditions plus favorables sur une autre île.
Mais pour perdre le moins de temps possible, Deloire veut mettre à
terre une équipe qui commencera le tournage du film. Il est très important
pour nous de choisir un emplacement qui réponde à peu près à toutes les
conditions exigées par le film : voisinage des iguanes, des eaux claires, des
paysages sous-marins qui se prêtent au cinéma. En ce qui concerne ces
