30 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
moins autour de leur cou selon qu’elles se nourrissent d’herbe ou arrachent
des feuilles aux buissons.
Jusqu’au début du XIXe siècle, ces tortues ont été extrêmement nombreuses aux Galapagos. Elles ont aujourd’hui presque disparu pour plusieurs
raisons. Tout d’abord, pendant plus de deux siècles, les boucaniers, les
flibustiers, puis les chasseurs de baleines se sont emparés d’innombrables
tortues qu’ils entassaient à fond de cale où elles constituaient une nourriture
toujours fraîche. La graisse d’un animal adulte peut fournir notamment trois
gallons d’huile. Il suffit de faire une incision près de la queue. En 1814,
les baleiniers capturaient à chacun de leurs voyages 200 à 300 tortues qui
pouvaient survivre à bord pendant un an sans nourriture et sans eau.
Entre 1811 et 1883, 16 000 d’entre elles auraient été ainsi capturées aux
Galapagos.
Mais il existe également d’autres causes à la disparition de ces tortues.
Les chèvres qui ont été laissées sur place par certains navigateurs ont
consommé toute la végétation à leur portée, privant ainsi les tortues d’herbe
et de feuilles. Il est bien évident qu’une tortue ne peut pas de dresser sur
ses pattes comme une chèvre !
Enfin l’agitation volcanique a provoqué dans les îles l’ouverture de
nombreuses crevasses et les tortues qui y tombent meurent de faim sans
pouvoir en sortir. Dans certains trous on a trouvé ainsi plus de vingt-huit
carapaces.
Nous sommes allés avec les spécialistes de la Fondation Darwin sur
une petite plage très belle où nous avons rencontré les iguanes gris. C’était
du côté de Punta Tamaya.
Le temps était beau, l’eau claire et la visibilité excellente. On pouvait
voir les fonds jusqu’à 25 mètres.
Cette seconde rencontre entre les plongeurs et les iguanes fut empreinte
d’une certaine réserve : les plongeurs ne savaient pas trop comment se
comporteraient les iguanes. Ils ne voulaient pas les effrayer et les faire fuir.
D’autre part, les iguanes n’avaient encore jamais rencontré d’homme dans
l’eau. Ils semblaient d’ailleurs plutôt étonnés que craintifs.
A travers ïarchipel
La Fondation Darwin avait poussé l’amabilité jusqu’à projeter spécialement pour l’équipe de la Calypso un film qui a permis de se faire une
idée des endroits qui pouvaient être les plus favorables pour l’établissement
d’un premier camp. Néanmoins, il fallait vérifier sur place les possibilités
moins autour de leur cou selon qu’elles se nourrissent d’herbe ou arrachent
des feuilles aux buissons.
Jusqu’au début du XIXe siècle, ces tortues ont été extrêmement nombreuses aux Galapagos. Elles ont aujourd’hui presque disparu pour plusieurs
raisons. Tout d’abord, pendant plus de deux siècles, les boucaniers, les
flibustiers, puis les chasseurs de baleines se sont emparés d’innombrables
tortues qu’ils entassaient à fond de cale où elles constituaient une nourriture
toujours fraîche. La graisse d’un animal adulte peut fournir notamment trois
gallons d’huile. Il suffit de faire une incision près de la queue. En 1814,
les baleiniers capturaient à chacun de leurs voyages 200 à 300 tortues qui
pouvaient survivre à bord pendant un an sans nourriture et sans eau.
Entre 1811 et 1883, 16 000 d’entre elles auraient été ainsi capturées aux
Galapagos.
Mais il existe également d’autres causes à la disparition de ces tortues.
Les chèvres qui ont été laissées sur place par certains navigateurs ont
consommé toute la végétation à leur portée, privant ainsi les tortues d’herbe
et de feuilles. Il est bien évident qu’une tortue ne peut pas de dresser sur
ses pattes comme une chèvre !
Enfin l’agitation volcanique a provoqué dans les îles l’ouverture de
nombreuses crevasses et les tortues qui y tombent meurent de faim sans
pouvoir en sortir. Dans certains trous on a trouvé ainsi plus de vingt-huit
carapaces.
Nous sommes allés avec les spécialistes de la Fondation Darwin sur
une petite plage très belle où nous avons rencontré les iguanes gris. C’était
du côté de Punta Tamaya.
Le temps était beau, l’eau claire et la visibilité excellente. On pouvait
voir les fonds jusqu’à 25 mètres.
Cette seconde rencontre entre les plongeurs et les iguanes fut empreinte
d’une certaine réserve : les plongeurs ne savaient pas trop comment se
comporteraient les iguanes. Ils ne voulaient pas les effrayer et les faire fuir.
D’autre part, les iguanes n’avaient encore jamais rencontré d’homme dans
l’eau. Ils semblaient d’ailleurs plutôt étonnés que craintifs.
A travers ïarchipel
La Fondation Darwin avait poussé l’amabilité jusqu’à projeter spécialement pour l’équipe de la Calypso un film qui a permis de se faire une
idée des endroits qui pouvaient être les plus favorables pour l’établissement
d’un premier camp. Néanmoins, il fallait vérifier sur place les possibilités
