brûla, il explosa, il y eut une dizaine de courts-circuits. C’était une navigation plutôt mouvementée.
L’équipe, aussitôt arrivée à Andros, a rendu visite au Dr Benjamin,
installé avec son fils et sa bru dans une petite baraque, située au voisinage
de « sa » grotte.
A terre, le Dr Benjamin vivait ordinairement en pyjama à fleur et
portait un chapeau sur lequel était brodé « vive la Floride ».
Les conseils du Dr Benjamin et de son fils Peter nous ont mis en prise
directe avec le problème qui nous intéressait et nous ont permis de gagner
un temps considérable.
Tous les matins, il venait nous retrouver à bord du Scorpio et comme
il avait cassé la marche arrière de son bateau, il était obligé chaque fois
de recourir à la même manœuvre : il arrivait droit sur nous, coupait les
gaz, se précipitait à l’avant pour parer le choc, mais il n’y réussissait pas
toujours, et nous étions le plus souvent réveillés par l’impression qu’une
torpille venait de frapper le Scorpio.
Avant de nous faire les honneurs de sa grotte, Benjamin nous avait
mis en garde notamment contre la vase qui se trouvait au fond et qui
obscurcissait tout si on avait le malheur de la remuer. Il fallait, disait-il,
éviter de frôler quoi que ce soit.
Il faut bien comprendre que l’entrée de cette grotte d’Andros ne se
présente pas comme un puits de descente. Il s’agit en réalité d’une fissure
inclinée, une espèce de lèvre qui commence très près de la surface, qui fait
une vingtaine de mètres de long et à peine deux mètres de large. Son incli-
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