A gauche : Un hélicoptère de la marine américaine amène JacquesYves Cousteau jusqu'à
l'île d'Andros.
Ci-contre : J.-Y. Cousteau a apporté à l'équipe
un peu de ravitaillement
inattendu.
Doublepage suivante : Les
plongeurs de la Calypso
ne peuvent résister à la
tentation de photographier
au passage quelques-uns
des plus beaux paysages
de coraux.
naison au départ est de 45° et elle atteint rapidement la verticale. C’est ce
que les alpinistes appellent « une boîte aux lettres ».
L’équipe de la Calypso y avait déjà plongé, mais elle s’était dirigée
vers le nord, où le passage est bouché. Benjamin a entraîné l’équipe de
Philippe vers le sud.
A plusieurs reprises, des éboulements se sont produits et comme la
faille est très étroite, les éboulis se sont coincés en travers de la descente.
En réalité, on peut soit contourner ces éboulis soit s’insinuer par-dessous.
Il est même probable que l’on peut poursuivre la progression vers le
sud au-delà du point atteint par l’équipe de Philippe. On peut vraisemblablement entrer dans cette salle et ressortir par une autre qui doit exister
bien au-delà. Mais ce doit être très dangereux.
Le couloir où les a conduits Benjamin mesure 260 mètres de long et
débouche sur une autre faille, légèrement coudée, où sur une plate-forme,
les stalactites et les stalagmites ont pu se former.
Difficulté d’équipement
Pour filmer ce labyrinthe et la grotte aux stalactites, il a fallu descendre de la lumière. Philippe devait disposer d’au moins 2 kilowatts. Or
tout l’équipement se trouvait à bord de la Calypso et avant de quitter Miami,
tout ce qu’avait pu faire Philippe, avec Lagorio, était d’acheter du gros
câble électrique. Comme beaucoup d’entre nous, ils avaient fait l’erreur
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