A bord de la Calypso, la cérémonie traditionnelle du passage de la ligne. Au centre Yves de
Pimodan en Amphitrite et Bernard Delemotte en Neptune.
Une piscine avait été installée à l’avant de la Calypso et elle fut le
théâtre de toutes les brimades traditionnelles.
Notre ami Yves de Pimodan tenait le rôle d’Amphitrite et Bernard
Delemotte était Neptune. Tout s’est passé selon les règles. Il a été donné
lecture des reproches plus ou moins burlesques qui pouvaient être formulés
contre chaque victime. Neptune et Amphitrite se consultaient pour savoir
s’il fallait se montrer indulgent ou sévère. Après quoi c’était le docteur Blanc
qui formulait la sentence. Il avait imaginé tout un ensemble de punitions
de caractère divers. C’est ainsi qu’on a fait avaler aux condamnés des
éclairs fourrés de coton hydrophile. On les a badigeonnés de moutarde et
on leur a même donné des lavements.
Il faut dire qu’il existait à bord une solide tradition car la Calypso
a plusieurs fois passé la ligne et les « anciens » possèdent sur ce sujet
une expérience acquise dans l’océan Indien, dans l’Atlantique et dans le
Pacifique.
Il arrive assez fréquemment que ce genre de baptême entraîne quelque
accident. Cette fois-là c’est le mécanicien qui en a été la victime : au heu
de se laisser docilement jeter dans la cuve aux ablutions, il a voulu s’y
plonger lui-même et comme cette piscine improvisée était faite d’une bâche
tendue sur une cage à requins, il est allé se taper la tête contre les barreaux
et il s’est enlevé un morceau de cuir chevelu. Il en a été quitte pour quelques agrafes vivement posées par le médecin qui de son rôle de juge est
passé à celui de secouriste.
Pimodan en Amphitrite et Bernard Delemotte en Neptune.
Une piscine avait été installée à l’avant de la Calypso et elle fut le
théâtre de toutes les brimades traditionnelles.
Notre ami Yves de Pimodan tenait le rôle d’Amphitrite et Bernard
Delemotte était Neptune. Tout s’est passé selon les règles. Il a été donné
lecture des reproches plus ou moins burlesques qui pouvaient être formulés
contre chaque victime. Neptune et Amphitrite se consultaient pour savoir
s’il fallait se montrer indulgent ou sévère. Après quoi c’était le docteur Blanc
qui formulait la sentence. Il avait imaginé tout un ensemble de punitions
de caractère divers. C’est ainsi qu’on a fait avaler aux condamnés des
éclairs fourrés de coton hydrophile. On les a badigeonnés de moutarde et
on leur a même donné des lavements.
Il faut dire qu’il existait à bord une solide tradition car la Calypso
a plusieurs fois passé la ligne et les « anciens » possèdent sur ce sujet
une expérience acquise dans l’océan Indien, dans l’Atlantique et dans le
Pacifique.
Il arrive assez fréquemment que ce genre de baptême entraîne quelque
accident. Cette fois-là c’est le mécanicien qui en a été la victime : au heu
de se laisser docilement jeter dans la cuve aux ablutions, il a voulu s’y
plonger lui-même et comme cette piscine improvisée était faite d’une bâche
tendue sur une cage à requins, il est allé se taper la tête contre les barreaux
et il s’est enlevé un morceau de cuir chevelu. Il en a été quitte pour quelques agrafes vivement posées par le médecin qui de son rôle de juge est
passé à celui de secouriste.
