A gauche : Les deux " sauvages " exécuteurs des sentences de Neptune.
A droite : Pour échapper au châtiment le mécanicien se jette dans la cuve aux ablutions où il
s'arrache un morceau de cuir chevelu.
Des plongeurs à cheval
C’est le 2 février 1970 à midi que la Calypso a mouillé devant l’île
de San Cristobal aux sommets verdoyants. C’est en effet là que se trouvent
les autorités administratives équatoriennes et c’est à Bahia Wreck que les
officiels sont venus à bord. Dans l’après-midi notre capitaine, Jean-Paul
Bassaget, leur a rendu leur visite.
Une équipe descendue à terre est allée saluer la seule statue de Darwin
qui s’élève dans tout l’archipel et s’est promenée suffisamment longtemps
le long du rivage pour découvrir qu’au premier abord San Cristobal ne
correspondait pas tout à fait à l’idée qu’on se fait d’un paradis terrestre sous
les tropiques. En effet, au niveau de la mer, le paysage est extrêmement
pelé. Dans une aridité sauvage alternent les arbres morts et les roches noires.
Çà et là des cactus aux épines redoutables évoquent le décor des westerns
mexicains, mais il suffit de franchir cette zone hostile et de gagner les
hauteurs pour découvrir dans les régions humides des forêts d’euphorbes,
de mancenilliers et d’acacias. C’est dans l’ensemble une verdure d’une extraordinaire beauté au milieu de laquelle se sont accrochées quelques cultures.
On y trouve même des arbres fruitiers.
C’est un autre groupe de notre équipe qui a été bien inspiré en
décidant d’explorer la luxuriante végétation qui s’étalait sur les pentes de
la montagne. Nos amis ont loué des chevaux. Des animaux petits, très vifs,
très nerveux qui, comme les chiens, les vaches et les chèvres, ont été
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