QUAND L’EAU BOUILLONNE 205
Les tunnels s’entrecroisent, s’élargissent en galeries, se terminent par
des étroitures.
L’obscurité s’intensifie. Le halo des lampes sous-marines projette
d’étroits cercles de lumière jaune sur les parois rocheuses sans réussir à
éclairer ces couloirs. On se sent vraiment pris au piège.
Les bulles d’air des plongeurs traversent le plafond de calcaire poreux,
progressent dans toute l’épaisseur du récif et viennent éclater à la surface
de l’eau au-dessus du platier. Elles dessinent ainsi le tracé de l’itinéraire
de nos amis. Ceux-ci, finalement, ne peuvent plus progresser. Leurs bouteilles raclent les parois. Devant eux, le passage est trop étroit. Ils doivent
revenir en arrière sans avoir trouvé trace des stalactites que nous espérions
découvrir, comme dans le trou bleu du British Honduras : elles nous auraient
apporté la preuve que cette région était autrefois à sec au-dessus du niveau
de la mer, comme l’était le grand gouffre du récif du Phare.
La progression, jour après jour, dans ces couloirs d’un noir absolu
est fatigante et impressionnante. A chaque bifurcation, lorsque s’ouvre dans
le calcaire une galerie inconnue, on risque de se perdre. Il ne faut pas trop
L'un de ces poissons photographié de près semble parfaitement à l'aise dans sa position anormale.
(Photo G.J. Benjamin.)
Les tunnels s’entrecroisent, s’élargissent en galeries, se terminent par
des étroitures.
L’obscurité s’intensifie. Le halo des lampes sous-marines projette
d’étroits cercles de lumière jaune sur les parois rocheuses sans réussir à
éclairer ces couloirs. On se sent vraiment pris au piège.
Les bulles d’air des plongeurs traversent le plafond de calcaire poreux,
progressent dans toute l’épaisseur du récif et viennent éclater à la surface
de l’eau au-dessus du platier. Elles dessinent ainsi le tracé de l’itinéraire
de nos amis. Ceux-ci, finalement, ne peuvent plus progresser. Leurs bouteilles raclent les parois. Devant eux, le passage est trop étroit. Ils doivent
revenir en arrière sans avoir trouvé trace des stalactites que nous espérions
découvrir, comme dans le trou bleu du British Honduras : elles nous auraient
apporté la preuve que cette région était autrefois à sec au-dessus du niveau
de la mer, comme l’était le grand gouffre du récif du Phare.
La progression, jour après jour, dans ces couloirs d’un noir absolu
est fatigante et impressionnante. A chaque bifurcation, lorsque s’ouvre dans
le calcaire une galerie inconnue, on risque de se perdre. Il ne faut pas trop
L'un de ces poissons photographié de près semble parfaitement à l'aise dans sa position anormale.
(Photo G.J. Benjamin.)
