198 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
L'histoire de la Terre
Depuis quatre milliards et demi d’années d’énormes forces en conflit
travaillent la surface de notre planète. Elle s’est forgée dans le feu, dans
le chaos, dans la lave.
Ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat d’une œuvre très longue,
au cours de laquelle l’eau a sculpté la croûte terrestre. Son image varie sans
cesse sans que nous nous en apercevions. Mais à l’échelle planétaire tout
bouge : les côtes, les continents. Notre Terre vit son histoire. Ses mers
changent de niveau et tout a laissé des cicatrices qui racontent le passé.
C’est ce que nous venons chercher ici : les marques d’un perpétuel changement.
Les grottes englouties que nous pouvons découvrir ici seront encore
plus difficiles à explorer que le « trou bleu » du récif du Phare. Il va falloir
l’appui de toute l’équipe et de tout le matériel de la Calypso pour venir à
bout de ces énigmes géologiques.
Selon les géologues, les trous bleus des Bahamas, analogues à ceux
que l’on trouve dans les terrains calcaires de Floride, se seraient formés à
l’époque pleistocène.
C’étaient probablement des cavernes ou bien des trous en forme
d’entonnoir. L’eau de pluie qui est légèrement acide détruisit alors le
calcaire et provoqua des fissures. Des poches souterraines se formèrent.
Lorsque la dernière période de glaciation se termina, le niveau de l’eau
remonta de nouveau, les cavernes furent inondées, formant ainsi ce que
l’on appelle maintenant les « trous bleus ».
On retrouve également ce phénomène géologique dans le Yucatan,
où ils portent le nom de cenotes. Au cours de la civilisation des Mayas,
les grands prêtres élevaient leurs autels à l’intérieur de ces cavernes. De
jeunes enfants, préalablement drogués, étaient parfois jetés comme offrande
aux dieux dans certains de ces cenotes qui se trouvaient à l’air libre.
J'interroge attentivement du haut du ciel cette géographie embrouillée
et je conclus que le mieux sera de prendre pour base de nos recherches
l’île d’Andros, la plus grande de tout l’archipel et qui possède le plus grand
nombre de trous bleus, situés à l’intérieur du lagon entre le récif et le rivage
dans des fonds marins très faibles.
Pour la Calypso, depuis le Honduras britannique, c’est un voyage de
1 280 kilomètres dont une grande partie au milieu des récifs de coraux.
Heureusement André Laban, comme il l’avait fait au Honduras britannique, a effectué une première reconnaissance à Andros qui a beaucoup
facilité la tâche de toute l’équipe.
L'histoire de la Terre
Depuis quatre milliards et demi d’années d’énormes forces en conflit
travaillent la surface de notre planète. Elle s’est forgée dans le feu, dans
le chaos, dans la lave.
Ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat d’une œuvre très longue,
au cours de laquelle l’eau a sculpté la croûte terrestre. Son image varie sans
cesse sans que nous nous en apercevions. Mais à l’échelle planétaire tout
bouge : les côtes, les continents. Notre Terre vit son histoire. Ses mers
changent de niveau et tout a laissé des cicatrices qui racontent le passé.
C’est ce que nous venons chercher ici : les marques d’un perpétuel changement.
Les grottes englouties que nous pouvons découvrir ici seront encore
plus difficiles à explorer que le « trou bleu » du récif du Phare. Il va falloir
l’appui de toute l’équipe et de tout le matériel de la Calypso pour venir à
bout de ces énigmes géologiques.
Selon les géologues, les trous bleus des Bahamas, analogues à ceux
que l’on trouve dans les terrains calcaires de Floride, se seraient formés à
l’époque pleistocène.
C’étaient probablement des cavernes ou bien des trous en forme
d’entonnoir. L’eau de pluie qui est légèrement acide détruisit alors le
calcaire et provoqua des fissures. Des poches souterraines se formèrent.
Lorsque la dernière période de glaciation se termina, le niveau de l’eau
remonta de nouveau, les cavernes furent inondées, formant ainsi ce que
l’on appelle maintenant les « trous bleus ».
On retrouve également ce phénomène géologique dans le Yucatan,
où ils portent le nom de cenotes. Au cours de la civilisation des Mayas,
les grands prêtres élevaient leurs autels à l’intérieur de ces cavernes. De
jeunes enfants, préalablement drogués, étaient parfois jetés comme offrande
aux dieux dans certains de ces cenotes qui se trouvaient à l’air libre.
J'interroge attentivement du haut du ciel cette géographie embrouillée
et je conclus que le mieux sera de prendre pour base de nos recherches
l’île d’Andros, la plus grande de tout l’archipel et qui possède le plus grand
nombre de trous bleus, situés à l’intérieur du lagon entre le récif et le rivage
dans des fonds marins très faibles.
Pour la Calypso, depuis le Honduras britannique, c’est un voyage de
1 280 kilomètres dont une grande partie au milieu des récifs de coraux.
Heureusement André Laban, comme il l’avait fait au Honduras britannique, a effectué une première reconnaissance à Andros qui a beaucoup
facilité la tâche de toute l’équipe.
