LES SECRETS D’UNE STALACTITE 191
de la mer. Mais la tranche polie de la stalactite, très belle avec ses anneaux
concentriques allant du brun à l’ocre et au blanc, était un document géologique difficile à déchiffrer. Bob Dill, toujours revêtu de son éternel bermuda
et de sa chemise rouge, flairait la coupure de la stalactite et même portait
des fragments à sa bouche pour les goûter. Il paraît que c’est un des moyens
classiques que les géologues emploient pour reconnaître les roches.
Dans les jours qui suivirent nous avons remonté une autre stalactite
cassée qui se trouvait également sur le même palier que la première. Celle-ci
était moins lourde et moins grande et nous avons pu la manier plus aisément.
L’équipe a finalement passé deux mois entiers à étudier le trou bleu du
récif du Phare, et vraiment tout a été mis en œuvre pour que les recherches
poursuivies pendant cette assez longue période soient fructueuses du point
de vue scientifique.
Mais il me fallait aussi réaliser un film pour la télévision ; nous avions
embarqué nos nouveaux « scooters » dont les évolutions à l’intérieur de la
grotte pourraient inspirer une bonne séquence. Nous avons donc confié à
Yves Orner et à Raymond Coll les leviers de commande de nos deux
nouveaux engins et ils s’en sont donné à cœur joie en tournant autour des
stalactites, en piquant vers le gouffre puis en remontant presque à la verticale,
en se croisant et en se dépassant, tout en traînant derrière eux un magnifique
panache de bulles argentées. Sous les projecteurs, la lumière était féerique
et les cinéastes filmaient éperdument.
Dévastations
Je tiens à continuer l’exploration de tout ce système corallien qui nous
entoure. Je pense que bien des récifs peuvent encore nous réserver des
surprises et on continue de nous affirmer que nous devons rencontrer des
alligators.
Une mission part pour la Caye du Nord où, paraît-il, nous sommes
sûrs d’en voir. Cette exploration rappelle beaucoup celle que nous avons
faite précédemment. La marche est plus difficile encore à travers des
marécages assez répugnants où nous pataugeons avant d’arriver à un lagon
intérieur d’eau saumâtre. Tout ce que nous trouvons ce sont des crabes
de cocotiers, des aigles, des lézards, des iguanes, mais pas un seul alligator.
Pendant ce temps, le reste de l’équipe à bord de la Calypso a eu la
meilleure part. Tout le monde a plongé au milieu des liches*, dans le trou
bleu. C’était, paraît-il merveilleux.
de la mer. Mais la tranche polie de la stalactite, très belle avec ses anneaux
concentriques allant du brun à l’ocre et au blanc, était un document géologique difficile à déchiffrer. Bob Dill, toujours revêtu de son éternel bermuda
et de sa chemise rouge, flairait la coupure de la stalactite et même portait
des fragments à sa bouche pour les goûter. Il paraît que c’est un des moyens
classiques que les géologues emploient pour reconnaître les roches.
Dans les jours qui suivirent nous avons remonté une autre stalactite
cassée qui se trouvait également sur le même palier que la première. Celle-ci
était moins lourde et moins grande et nous avons pu la manier plus aisément.
L’équipe a finalement passé deux mois entiers à étudier le trou bleu du
récif du Phare, et vraiment tout a été mis en œuvre pour que les recherches
poursuivies pendant cette assez longue période soient fructueuses du point
de vue scientifique.
Mais il me fallait aussi réaliser un film pour la télévision ; nous avions
embarqué nos nouveaux « scooters » dont les évolutions à l’intérieur de la
grotte pourraient inspirer une bonne séquence. Nous avons donc confié à
Yves Orner et à Raymond Coll les leviers de commande de nos deux
nouveaux engins et ils s’en sont donné à cœur joie en tournant autour des
stalactites, en piquant vers le gouffre puis en remontant presque à la verticale,
en se croisant et en se dépassant, tout en traînant derrière eux un magnifique
panache de bulles argentées. Sous les projecteurs, la lumière était féerique
et les cinéastes filmaient éperdument.
Dévastations
Je tiens à continuer l’exploration de tout ce système corallien qui nous
entoure. Je pense que bien des récifs peuvent encore nous réserver des
surprises et on continue de nous affirmer que nous devons rencontrer des
alligators.
Une mission part pour la Caye du Nord où, paraît-il, nous sommes
sûrs d’en voir. Cette exploration rappelle beaucoup celle que nous avons
faite précédemment. La marche est plus difficile encore à travers des
marécages assez répugnants où nous pataugeons avant d’arriver à un lagon
intérieur d’eau saumâtre. Tout ce que nous trouvons ce sont des crabes
de cocotiers, des aigles, des lézards, des iguanes, mais pas un seul alligator.
Pendant ce temps, le reste de l’équipe à bord de la Calypso a eu la
meilleure part. Tout le monde a plongé au milieu des liches*, dans le trou
bleu. C’était, paraît-il merveilleux.
